Dans un communiqué publié mercredi, ils réclament notamment que leurs heures d'ouverture soient étendues jusqu'au moins 22h00. "Notre secteur s'est vu imposer, dès fin juillet, une fermeture à 20h00 à Bruxelles. Celle-ci, très logiquement, anéantit l'essence même de notre activité. Or, malgré cette conséquence dramatique, il n'a plus été une seule fois question de notre secteur lors des différentes réunions du Conseil national de sécurité et du Codeco", déplore Cédric Nève, administrateur-délégué de White Night, une chaîne de magasins de nuit.

A quelques jours du prochain Comité de concertation qui se tiendra ce 26 février, gérants et employés craignent "de faire partie, une fois encore, des oubliés du commerce". Selon M. Nève, si l'heure n'est pas encore au déconfinement, un léger assouplissement des mesures semble poindre dans certains secteurs. "Bien à point pour donner du souffle, pas seulement économique, à des sociétés, des indépendants, des travailleurs au bord de l'asphyxie. Mais, au-delà du secteur horeca et d'autres métiers spécifiques, certains commerçants restent sur le carreau. C'est le cas notamment des magasins de proximité à horaire décalé", pointe-t-il.

La chaîne de commerces de nuit redoute de ne pas résister beaucoup plus longtemps à la crise. "Avec un chiffre d'affaires qui a chuté de près de 50%, nous avons dû fermer temporairement 20% de nos magasins pour raisons économiques", explique encore Cédric Nève. Pourtant, fait-il remarquer, il y a toujours une affluence importante de clients autour de 20h00. "On pourrait diluer le flux d'une façon plus gérable en rétablissant l'ouverture jusqu'à 22h00."

L'administrateur-délégué souhaite également que les heures de couvre-feu imposées aux magasins de nuit soient harmonisées dans les différentes régions, et enfin que le rôle essentiel et propre de chaque acteur de la distribution, du plus grand à son plus petit représentant, soit reconnu.