À la veille d'un nouveau Comité de concertation, les chiffres ne sont pas rassurants. En effet, la moyenne quotidienne des contaminations au coronavirus augmente légèrement, tandis que les admissions à l'hôpital se stabilisent. Que faut-il penser de ces tendances qui ne sont plus à la baisse ? Steven Van Gucht s'est montré inquiet quant à la situation dans les hôpitaux, mais a relativisé la hausse des contaminations. "Je pense que cette légère hausse des contaminations est liée au fait que l'on teste davantage les enfants depuis la reprise de l'école", a commenté le porte-parole interfédéral auprès de nos confrères de HLN. "Je pense que c'est une bonne chose en réalité, car cela signifie que les enfants et les parents vont être suivis, c'est-à-dire que l'on pourra mieux identifier les potentiels transmetteurs du virus, et donc ça va nous aider en quelque sorte."

Le virologue a souligné que ce mardi 20 avril on avait enregistré 303 admissions à l'hôpital, soulignant qu'on n'en avait plus constatées autant depuis plus de deux semaines. "On ne peut donc pas vraiment encore parler de diminution, mais ce n'est pas pour autant que ça va continuer comme ça, les hospitalisations peuvent encore baisser dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté. "Mais ça dépendra évidemment de la capacité des gens à limiter leurs contacts, c'est crucial."

Des chiffres qui risquent de compromettre les futurs assouplissements ?

Les autorités avaient émis deux conditions à la mise en place des assouplissements du 8 mai: que 7 personnes sur 10 de plus de 65 ans soient vaccinées et que la situation se normalise dans les soins intensifs. N'ayant pas fixé de seuil précis pour les hôpitaux, doit-on craindre un report de cette étape du déconfinement ? Pour Steven Van Gucht, il va falloir se montrer "très prudents" dans ces assouplissements.

Même son de cloche du côté de Geert Molenberghs, qui n'a pas écarté la possibilité de rouvrir les terrasses le 8 mai. "Un assouplissement n'est pas l'autre. Il faudra peser le pour et le contre pour chaque relaxation", a-t-il conclu. "Organiser formellement certaines choses présente un réel avantage par rapport au fait de les laisser se faire en dehors des radars."