Le nombre moyen d'infections au coronavirus est repassé sous la barre des 8.000 par jour, avec une moyenne de 7.834 cas de Covid-19 détectés quotidiennement, selon le bilan provisoire de l'Institut de santé publique Sciensano publié mercredi.

Yves Van Leathem a pris la parole pour confirmer que les chiffres, tant des contaminations, que des hospitalisations étaient en baisse en Belgique. "Pour la première fois nous voyons un plafonnement des chiffres en soins intensifs".

Les nouveaux cas baissent de moitié tous les dix jours, informe le porte-parole interdéféral. "Nous attendrions moins de 1000 infections par jour dans un mois", pronostique-t-il avec prudence.

Les contaminations au Covid-19 baissent dans toutes les provinces. C'est un mouvement "global et disséminé sur tout le territoire", confirme le porte-parole interfédéral. Les baisses les plus significatives sont à Bruxelles, Liège et dans les deux Brabants. Le Hainaut reste la région la plus touchée en nombre de nouveaux cas.

La baisse des infections est aussi présente dans toutes les catégories d'âge de la population. Pour la première fois, le groupe où le nombre de personnes positives au coronavirus est dans les plus de 40 ans, et non plus dans la tranche des personnes dans la vingtaine.

Le nombre d'hospitalisations diminue dans toutes les provinces également, avec 7470 personnes en soins intensifs. Ce chiffre est un peu plus bas que celui de la veille (1774) "Ce qui nous fait donc penser que nous pourrions avoir atteint le sommet. On devrait avoir la confirmation en fin de semaine que le nombre de patients en soins intensifs n'augmenterait plus", déclare Yves Van Laethem prudent.

"C'est un impact important des efforts que vous avez fournis", se réjouit-il, "Ceci nous permet de nous éloigner petit à petit du scénario catastrophe".

Par contre, les décès sont toujours en hausse, avec toutefois " un rythme qui ralentit". En fin de semaine dernière, la Belgique a comptabilisé entre 200 et 210 décès par jour. En moyenne actuellement, 190 personnes décèdent du covid, une hausse de 35%. "Le taux de décès en Wallonie a presque atteint le même niveau que lors de la première vague" précise le porte-parole.

Se faire tester lorsque l'on a des symptômes

Yves Van Laethem rappelle que de nombreuses personnes continuent de ne pas aller se faire tester alors qu'elles présentent certains symptômes. "Ce n'est pas du tout une bonne idée", martèle le porte-parole interfédéral.

"En vous faisant tester, l'impact se trouve dans la rupture de la chaîne de transmission du virus", rappelle-t-il, en exhortant les Belges à se faire tester : "un test peu sauver la vie des autres".

"Si vous ne vous faites pas tester, les chiffres vont plafonner au même niveau car vos contacts ne sauront pas qu'ils sont infectés et continueront de transmettre le virus", explique Yves Van Laethem.

Espoir mesuré dans le vaccin

Antoine Iseux, du Centre de Crise National a ensuite pris la parole en saluant les résultats prometteurs d'un vaccin en développement. "L'espoir est le bienvenu en cette période difficile. Cependant nous devons nous montrer prudent et ne pas faire preuve d'un optimisme exagéré", tempère-t-il.

Si les chiffres sont en baisse, ils sont encore beaucoup trop élevés, et le personnel soignant est toujours beaucoup trop sollicité, rappelle-t-il. "Nous ne sommes pas encore débarrassés du virus, mais pour la première fois il y a des améliorations", admet Antoine Iseux qui encourage les Belges à poursuivre leurs efforts dans le respect des règles sanitaires.

Le porte-parole évoque aussi l'Armistice de ce jour et ceux qui voudront en profiter pour sortir dehors. "Ne vous aventurez pas trop loin de chez vous et évitez les lieux fréquentés", conseille Antoine Iseux. "Il est encore trop tôt pour se confronter à une foule".

Les voyages non essentiels sont toujours très fortement déconseillés, rappelle-t-il. "Le virus n'a pas de frontières".

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