Il s'agit de la sculpture "La Belgique apportant la sécurité au Congo" d'Arsène Matton représentant la Belgique protégeant dans les plis de son drapeau un homme et un enfant endormi. A cette statue, comme aux quinze autres, est maintenant superposé un voile semi-transparent sur lequel est imprimée une image post-coloniale censée créer "un choc visuel et sémantique, permettant une lecture nouvelle d'un lourd patrimoine".

L'image superposée à la statue représente un militaire en arme et est explicitée par le texte "Un para-commando belge à Stanleyville en 1964, lors de l'écrasement des rebelles Simba. L'indépendance formelle du Congo en 1960 est loin d'avoir sonné le glas des interventions étrangères".

C'est cette première phrase qui parait "particulièrement tendancieuse et offusquante", affirment sept associations dans une lettre ouverte adressée mercredi au directeur général du MRAC, Guido Gryseels, avec copie à la Première ministre Sophie Wilmès.

Selon les signataires, cette phrase porte "atteinte à l'honneur des para-commandos belges de l'époque, pour la plupart de jeunes miliciens, soit l'émanation de la Nation".

La lettre ouverte rappelle que l'intervention des para-commandos belges au Congo s'est faite en plein accord entre les gouvernements belge et congolais. "Il s'agissait d'une opération humanitaire visant à sauver les otages aux mains des rebelles et dépourvue de tout objectif militaire."