Le Centre de crise et le SPF Santé publique détaillent le lundi, mercredi et vendredi l'évolution de la situation épidémiologique en Belgique. Yves Stevens, Antoine Iseux et Boudewijn Catry sont revenus, ce vendredi, sur la tendance à la hausse qui ne fait que se confirmer de jour en jour dans notre pays. Le nombre de contaminations grimpe, laissant craindre une possible seconde vague de Covid-19. Le nombre d'hospitalisations augmente également, ont indiqué les experts.

"Il y a quelques jours un enfant de trois ans a perdu la vie des suites d'une infection au coronavirus", a immédiatement regretté Boudewijn Catry, qui remplace Steven Van Gucht et Yves Van Laethem. "Cette nouvelle nous touche tous profondément, que ce soit en tant que scientifiques ou en tant que parents." Selon les données publiées par Sciensano, il s'agirait d'une fillette originaire de Bruxelles et de la plus jeune victime du coronavirus dans notre pays. 

En moyenne, trois personnes décèdent chaque jour, selon les experts. "En espérant que cette triste nouvelle (le décès d'un enfant de trois ans, ndlr.) nous serve de prise de conscience: il est clair que personne n'est immunisé, on ne peut pas nier la présence du Covid-19 parmi nous", a insisté Boudewijn Catry. 

Un week-end "décisif"

Le porte-parole interfédéral a également mis l'accent sur la fait que la hausse des contaminations à laquelle notre pays fait face devait le plus rapidement possible être jugulée.


Pour éviter une seconde vague, le port du masque jouera un rôle important, selon Boudewijn Catry. "Un couvre-bouche ne suffit pas", a-t-il rappelé.


Des nouvelles règles ont été annoncées au niveau national, ce jeudi 23 juillet, au terme du Conseil national de sécurité. "Les villes et communes peuvent prendre des mesures supplémentaires, elles communiqueront activement sur ces dernières", a pour sa part rappelé Antoine Iseux (Centre de crise). 

L'expert a insisté sur le fait que ce week-end pourrait être "décisif" au vu de l'évolution de la situation. "Chacun doit prendre ses responsabilités, si nous voulons le plus rapidement possible reprendre le pas sur cette épidémie", a-t-il estimé.