Ces derniers jours, les indicateurs relatifs à l'épidémie de coronavirus en Belgique semblent encourageants.

En effet, selon les derniers chiffres publiés par Sciensano ce mardi, le nombre moyen d'infections quotidiennes au Covid-19 s'élevait à 1809 entre le 6 et le 12 février, soit une diminution de 20% par rapport à la période de sept jours précédente. Une baisse également observable au niveau des hospitalisations, avec 120,7 nouvelles admissions quotidiennes entre le 9 et le 15 février, soit 3% de moins qu'au cours de la semaine précédente.

La menace d'une potentielle troisième vague est-elle dès lors définitivement écartée? Les experts ont fait le point.

"Si les semaines précédentes ont été marquées par un plateau avec des petits hauts et bas des différents indicateurs, tous les indicateurs vont actuellement dans le même sens", a débuté Yves Van Laethem. "C'est-à-dire vers une diminution des contaminations, des hospitalisations et des décès".

Les contaminations en baisse partout et dans tous les groupes d'âge

Concernant les contaminations, Yves Van Laethem a souligné que ce mardi marquait le 8e jour consécutif de la baisse des nouveaux cas. "Il faut cependant tenir compte, soyons honnêtes, de la diminution du nombre de tests", a nuancé l'expert. "Nous procédons actuellement à 14% de tests de moins que la semaine dernière".

La diminution des contaminations est observable sur tout le territoire, et ceci globalement dans tous les groupes d'âges. "La diminution la plus marquée est dans la province du Limbourg, qui avait connu des augmentations importantes dans un passé proche, et dans le Brabant Flamand, avec respectivement des baisses de 35 et 30%", a détaillé Yves Van Laethem. La majorité des provinces connaissent une diminution des cas entre 15 et 20%. 



Au niveau des groupes d'âges, la diminution des cas est la plus marquée chez les + de 90 ans. "Cela ne peut être que favorable", s'est réjoui l'expert, "car ces personnes sont les plus touchées par la forme la plus critique de la pathologie". Chez les enfants et les adolescents, on a une diminution respective de 23 et 25% des cas, justifiée, selon Yves Van Laethem, par l'augmentation des cours à distance dans l'enseignement flamand la semaine dernière et par la période de vacances actuelle.

Les hospitalisations et les décès également en diminution

Les nouvelles hospitalisations, quant à elles, diminuent légèrement depuis 5 jours. "Ceci est essentiellement dû à une diminution des hospitalisations venant des maisons de repos", a déclaré l'expert. "Ceci est peut-être un premier impact des campagnes de vaccination dans les maisons de repos, mais il faut rester prudent dans nos interprétations, car il y avait déjà une tendance à la baisse au préalable", a-t-il poursuivi.
Depuis début janvier, les hospitalisations oscillent entre 100 et 150 par jour, ce qui nous amène à avoir actuellement 1638 personnes hospitalisées, soit une diminution de 3%, mais avec toujours environ 300 patients aux soins intensifs. 



Les décès sont également en baisse, avec 39 décès déplorés par jour, soit une diminution de 3% par rapport à la semaine précédente.

En conclusion, tous les indicateurs sont donc au vert. "On se trouve actuellement dans une situation où les différents marqueurs épidémiologiques sont favorables, et on peut tous espérer que cette tendance se poursuive dans le cadre de l'arrivée du printemps, d'une part, mais surtout de la campagne de vaccination", a conclu Yves Van Laethem.

De faux vaccins en circulation

Sabine Stordeur, la porte-parole de la task force vaccination, a ensuite pris la parole. "Nous le répétons: un retour à la vie normale ne pourra se faire que si 70% de la population est vaccinée", a-t-elle mis en garde. Sabine Stordeur a souligné l'importance de la communication et de l'information des citoyens par rapport aux bienfaits de la vaccination, et a énuméré les différentes initiatives prises à ces fins.

A ce stade, plus de 370.000 personnes ont été vaccinées, et 203.000 ont reçu leur deuxième dose. 



Sabine Stordeur a également attiré l'attention sur la circulation de faux vaccins, apparemment d'origine russe. "Leur sécurité et leur efficacité n'ont pas été approuvées. Il est donc vivement conseillé de ne pas acheter ces vaccins dans la rue, dans un magasin, ou en ligne", a-t-elle déclaré. "Les seuls vaccins sûrs et efficaces sont gratuits et sont administrés dans les centres de vaccination, les hôpitaux ou les maisons de repos et de soins", a-t-elle rappelé.