Lors de son passage chez nos confrères de RTL-TVI, Alexander De Croo en a profité pour revenir sur les tensions qui prennent de l'ampleur entre politiques et experts. On reproche notamment à ces derniers d'être trop pessimistes et anxiogènes face à la crise sanitaire. Une situation qui provoque une certaine confusion au sein de la population et qui n'est pas du goût du Premier ministre. Il a souhaité s'adresser aux Belges.

"Je constate qu’il y a une certaine fatigue par rapport au Covid et je la comprends. Il y a plusieurs éléments qui jouent. D’abord, on a beaucoup parlé des vaccins et on les voyait comme l’élément qui allait nous libérer. Ça le sera toujours, mais l’optimisme a laissé place au réalisme par rapport aux livraisons. C’est un élément qui déprime un peu les gens", a-t-il débuté. Il a ensuite reconnu qu'il n'était pas toujours évident de s'y retrouver vu que la situation épidémiologique change constamment. "Je pense qu'il y a une sorte de bombardement constant d'experts dans le sens large, certains plus alarmistes que d’autres (...) Mais je pense que là-dedans, on doit tous essayer de calmer un peu les choses et de ne pas faire de surenchère. Essayons de communiquer ce que l’on sait, de poser les bonnes questions. Mais j’ai quand même eu l’impression que, la semaine passée, il y a eu une sorte d’escalade, avec des messages plus alarmistes les uns que les autres", a-t-il poursuivi.

Alexander De Croo est également revenu sur la potentielle réouverture des métiers de contact. "Si les coiffeurs rouvrent, ce doit être pour de bon. Nous ne voulons pas d'effet yoyo (...) Nous demandons beaucoup aux gens, donc nous rouvrirons dès que nous pourrons", a-t-il déclaré. 

A propos des livraisons de vaccins, il affirmé que les producteurs "sont de bonne volonté", mais que des interventions des autorités ne sont pas inenvisageables. "Ces gens font un travail incroyable, mais il faut plus de transparence sur les exportations de vaccins."

Pour conclure, le Premier ministre a souhaité encourager les Belges à ne pas relâcher leurs efforts et à rester solidaires face au virus. "Si on évalue la situation belge, elle reste assez positive et on doit tout faire pour la maintenir. Et les mesures appliquées depuis novembre restent les bonnes mesures".