a Belgique a décidé vendredi de fermer ses frontières à tout déplacement "non essentiel" afin d'endiguer la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem, lors d'une conférence de presse.

Restent autorisés le trafic du fret et des camions, le retour de l'étranger des ressortissants belges et les déplacements professionnels impératifs, a précisé le ministre.

Les restrictions, appliquées dès vendredi après-midi, concernent les entrées ou sorties du pays par la route, les aéroports, les ports ou les trains internationaux.

Les liaisons en trains Eurostar et Thalys avec les pays voisins "continueront à rouler", a souligné M. De Crem à l'AFP.

Mais, a-t-il ajouté, "il faudra être en mesure de fournir la preuve que ce déplacement est essentiel", justification de l'employeur ou carte professionnelle à l'appui.

Bénéficieront ainsi de tolérance les métiers "cruciaux", comme ceux de la sécurité nationale ou des soins, et les fonctionnaires des institutions de l'Union européenne travaillant à Bruxelles.

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A l'intérieur du territoire belge, outre les rassemblements, les déplacements "non essentiels" sont également proscrits, comme par exemple le fait de se rendre dans sa résidence secondaire.

Et se déplacer pour son travail ne pourra se faire qu'avec une attestation de l'employeur.

"Toute infraction sera sanctionnée", a prévenu Pieter De Crem, la sanction pouvant aller jusqu'à 4.000 euros d'amende et trois mois d'emprisonnement.

A ce jour, la Belgique, pays de 11,4 millions d'habitants, a enregistré 2.257 cas confirmés de coronavirus, et 37 décès. Les chiffres ont bondi en 24 heures (21 décès la veille).

Ecoles, bars et restaurants sont fermés depuis une semaine et des restrictions de déplacements et ouvertures de commerce encore plus limitées sont en vigueur depuis mercredi midi jusqu'à 5 avril.

Selon le cabinet de M. De Crem, le blocage des frontières décidé vendredi est en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

"Le message c'est rester à la maison (...), gardez vos distances. Un mètre et demi ça peut faire des miracles si on peut encore parler de miracle avec les temps que nous vivons", a conclu le ministre devant la presse.