Selon les derniers chiffres publiés par Sciensano ce vendredi, tous les indicateurs clés de l'épidémie de Covid-19 en Belgique sont au vert. Le nombre de nouvelles contaminations diminue, tout comme celui des hospitalisations. Ce jeudi 27 mai, nous sommes d'ailleurs passés sous le seuil crucial des 500 lits occupés en soins intensifs. Les derniers chiffres font également état d'une moyenne de 17,4 décès par jours liés au Covid-19, en baisse de 12,9% par rapport à la période de sept jours précédente.

Cette évolution favorable va-t-elle perdurer sur le long terme? Quels chiffres devons-nous continuer de tenir à l'oeil? Les experts ont fait le point.

Une bonne nouvelle pour les hôpitaux

"C'est avec plaisir que l'on peut vous annoncer que l'évolution des chiffres reste favorable", a d'emblée annoncé Yves Van Laethem. "Hier, comme vous le savez déjà, nous sommes passés sous le seuil magique des 500 patients aux soins intensifs", s'est réjoui l'expert, qui a rappelé l'importance de ce seuil ainsi que de celui de la couverture vaccinale.

Cette tendance à la baisse aux soins intensifs signifie également que les hôpitaux peuvent tout doucement reprendre une activité autre que celle du Covid. "Ils pourront commencer à rattraper leur retard dans d'autres domaines de soins, même si de nombreuses semaines, voire de nombreux mois, seront encore nécessaires", a précisé l'expert.

Baisse des contaminations 

Au niveau des nouvelles contaminations, elles sont en baisse de 3% par rapport à la période de sept jours précédente. Cette diminution se manifeste dans tous les groupes d'âge, sauf chez les adolescents, où une augmentation de l'ordre de 14% est encore constatée. "On peut dire que les adolescents représentent 20% du total des nouvelles contaminations", a détaillé le porte-parole interfédéral. Chez les plus de 90 ans, le taux de contaminations a atteint une sorte de plateau, avec une légère augmentation mais qui n'est pas significative, selon Yves Van Laethem.
La diminution des contaminations au niveau national ne se reflète pas de la même manière dans toutes les régions du pays. "Dans le centre du pays, avec Bruxelles-Capitale et les deux Brabants, ainsi qu'en Flandre-Occidentale, on a encore une augmentation des contaminations", a expliqué l'expert.

Un premier impact de la vaccination sur les hospitalisations et les décès

Concernant les nouvelles hospitalisations, elles diminuent également (-19% par rapport à la semaine précédente), et ce dans presque toutes les provinces. "La diminution est telle que l'on diminue de moitié tous les 23 jours, ce qui devrait nous amener à arriver à début juin sous la moyenne des 75 hospitalisations par jour", a précisé Yves Van Laethem.
Les hospitalisations diminuent principalement chez les plus de 60 ans, alors qu'elles sont encore stables dans les groupes d'âge plus jeunes. Les personnes de 40 et 50 ans représentent la catégorie d'âge où les hospitalisations sont les plus importantes, avec 43% du total des hospitalisations. Il y a également davantage de personnes de 20 et 30 ans qui sont hospitalisées que des personnes de plus de 80 ans. L'importance de la vaccination se fait donc ressentir dans ces chiffres, selon Yves Van Laethem: "Cela continue à illustrer l'excellent impact de la campagne de vaccination". 
 
   

Concernant l'occupation des hôpitaux, elle est également en baisse, que ce soit de manière générale (-17%) ou aux soins intensifs en particulier (-13%). "Si les choses continuent de la sorte, on devrait arriver à moins de 400 patients en soins intensifs pour le 7 juin", précise l'expert.

Les décès continuent également de baisser (-13%). Ils se concentrent davantage dans le groupe d'âge des 45-65 ans alors qu'ils diminuent systématiquement chez les personnes plus âgées, grâce, encore une fois, à la vaccination. 

Comment évoluent les variants sur notre territoire?   

Au niveau des variants, la souche anglaise reste la forme dominante du virus qui circule en Belgique (89%). Le variant brésilien représente 6% des contaminations de la semaine écoulée. Les variants sud-africain et indien forment chacun d'entre eux à peu près 0,9% des isolats. "On retrouve désormais plus régulièrement des isolats du variant indien, mais il reste encore pour l'instant extrêmement peu présent sur notre territoire", rassure l'expert. "C'est tout de même quelque chose qu'il faut suivre au vu de ce qu'il se passe en Grande-Bretagne", met-il toutefois en garde.