La conférence interministrielle (CIM) santé qui regroupe l’ensemble des ministres de la Santé de notre État fédéral a décidé, samedi matin, que la vaccination était désormais autorisée aux jeunes de 16 et 17 ans. Dans un premier temps, en raison des risques d’embolies rencontrés avec les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson chez des personnes plus jeunes, seul le vaccin Pfizer sera administré aux 16-17 ans.

La task force vaccination a été chargée par la CIM santé de mettre en place la procédure visant à permettre à cette catégorie d’âge de bénéficier d’un vaccin. "À partir du mois de juillet, ils commenceront à recevoir une invitation concernant la première dose. Les adolescents de 16 à 17 ans les plus à risque (dits "avec comorbidité") se feront vacciner en priorité", expliquent les différents ministres de la Santé dans un communiqué de presse commun. Précisons qu’ils ne seront pas les premiers dans cette tranche d’âge à bénéficier d’un vaccin. En effet, lors de la vaccination du personnel des maisons de repos en début d’année, les jeunes de 16 et 17 ans qui faisaient leur stage dans une institution pour personnes âgées avaient été vaccinés.

La décision de se faire vacciner ou non reviendra au jeune qui n’aura pas besoin de l’autorisation de ses parents. "En vertu de la loi sur les droits des patients, ces jeunes sont autorisés à décider eux-mêmes de se faire vacciner. Le consentement des parents n’est pas nécessaire car, dans cette tranche d’âge, on reconnaît à l’adolescent la majorité médicale. Il est considéré comme capable de prendre cette décision lui-même", expliquait-on encore au niveau de la CIM santé. Précisons que, pour l’instant, la vaccination des jeunes de moins de 16 ans n’est pas encore envisagée tant que toutes les études nécessaires pour l’autoriser n’auront pas été réalisées. La CIM santé a également demandé à la task force vaccination d’étudier la possibilité de permettre aux personnes de 18 à 40 ans dûment informés d’opter pour les vaccins Johnson & Johnson ou AstraZeneca. Pour l’heure, rappelons qu’ils ne peuvent pas être administrés aux personnes de moins de 41 ans pour les raisons évoquées plus haut.

Réduire l’écart entre deux doses d’Astra Zeneca

Du côté de la task force vaccination on envisage aussi de réduire encore le temps d’attente entre les deux doses du vaccin AstraZeneca. "Avec les livraisons promises, il serait en effet possible de donner cette deuxième dose plus tôt. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela se produise. Nous ne pouvons pas faire de promesses pour l’instant, mais on y travaille.", a assuré Dirk Raemaekers à la tête de la task force.