"Il y a trop longtemps que les jeunes attendent des perspectives et l'assouplissement de certaines mesures", écrivent-ils à l'avant-veille d'un comité de concertation qui est déjà dans tous les esprits. Au niveau fédéral, le couvre-feu est en vigueur depuis plus de quatre mois. S'y ajoutent des variants régionaux, avec un couvre-feu qui débute à 22h00 en Wallonie et à Bruxelles, et à minuit en Flandre.

Si cette mesure a encore sa place dans une palette plus large destinée à éviter une troisième vague, on peut s'interroger sur sa nécessité et sa proportionnalité dans la situation actuelle, poursuivent les présidents des jeunes partis flamands.

Selon ces derniers, l'interdiction de rassemblement est suffisante pour éviter les contacts et ce couvre-feu constitue "la mesure de trop".

"Une mesure comme le couvre-feu est juste une mesure pour rien. Limiter la liberté de mouvement des gens ne peut être qu'une ultime mesure d'urgence", soulignent-ils enfin.

Sans doute sur la table des discussions lors du comité de concertation de vendredi, le couvre-feu sera également au centre des attentions jeudi en Wallonie où le gouvernement régional doit se prononcer sur son éventuelle prolongation au-delà du 1er mars. Au sud du pays, la dernière prolongation en date, début février, avait suscité une vive réaction de l'opposition qui avait souligné l'urgence de porter la question devant le parlement.

Jeudi midi, lors d'une réunion du Bureau de l'assemblée régionale, le cdH demandera d'ailleurs qu'un débat y soit organisé en urgence, peut-être vendredi, "afin que ce type de décision ne soit plus prise en catimini et annoncée dans un tweet", ont indiqué les humanistes.

A Bruxelles, aucune décision formelle ne sera prise avant l'issue du comité de concertation fédéral de vendredi, a indiqué mercredi après-midi le cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, chargé de la coordination en matière de sécurité dans la Région-capitale.