Les jeunes, laissés pour compte ? Le gouvernement a présenté ce jeudi les détails de son plan de vaccination à l'issue d'une Conférence interministérielle de Santé publique. Le Premier ministre, Alexander De Croo, a déjà annoncé que la campagne commencerait le 5 janvier en Belgique. Le personnel de santé, les personnes de plus de 65 ans, et les personnes âgées de 45 à 65 ans présentant des comorbidités seront les prioritaires à recevoir le vaccin.

Mais selon la psychologue Inez Germeys (KU Leuven), les jeunes devraient également faire partie du groupe des prioritaires. "Ils doivent devenir l'un des groupes prioritaires, après le personnel des soins de santé, bien sûr" a-t-elle jugé sur le plateau de VRT Nieuws. Pour la psychologue, il en va de leur santé mentale, un aspect souvent mis de côté dans les décisions politiques.

Les 15-25 ans ont trop souffert psychologiquement du premier confinement et il en va de même pour le second. Ils sont privés de contacts sociaux alors qu'ils sont dans une période charnière de leur vie : "C'est un besoin fondamental pour eux", a souligné l'experte.

"Gardez à l'esprit qu'avant même le début du premier lockdown, 20% des jeunes avaient déjà des problèmes de santé mentale modérés à graves", a-t-elle évoqué, étude de la KU Leuven à l'appui. Cette étude révèle également les effets psychologiques des confinements chez les jeunes et notamment le deuxième qui pèserait plus lourdement, entraînant solitude et dépression. "Ce deuxième lockdown rend tout plus difficile car il y a actuellement moins de perspective et parce que la solidarité dans la société est plus faible. Les jeunes bénéficient de contacts en ligne, mais rien n'égale un contact réel et physique", a déclaré Inez Germeys à la VRT.