Dans une lettre adressée aux différents niveaux de pouvoir, la fédération des loueurs de ski belges réclame la réouverture rapide des locations alors que le Comité de concertation a décidé, le 18 décembre dernier, d'interdire la pratique du ski en Belgique jusqu'à la fin de l'hiver, pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Dans cette lettre, la fédération rappelle que si la pratique du ski alpin est rendue impossible en France par la fermeture des remonte-pentes, le ski de randonnée et le ski alpin sont, eux, bien autorisés.

La mise en place d'un protocole permettant le respect des mesures d'hygiène et de distanciation sociale est un autre argument soulevé par les loueurs de ski qui estiment par ailleurs que la réouverture des locations permettrait une meilleure gestion des flux de touristes. "La réouverture des locations et remonte-pentes permettrait de dispatcher le public sur l'ensemble des sites de sport de glisse en plus petits nombres et donc de maîtriser les touristes en fonction du type de sport pratiqué. Pour toutes ces raisons, nous estimons que la réouverture de nos locations et remonte-pentes, loin d'amener du chaos à la situation actuelle dans les Hautes Fagnes, et en extrapolant vu la neige annoncée ces prochains jours partout en Belgique, permettrait de structurer, de surveiller et de canaliser ce flux de touristes déjà existant", détaille la fédération dans ce courrier.

Pour les locations de ski, cette décision du gouvernement fédéral engendre d'importantes pertes financières. "Ce dimanche, cela fait sept jours que je dois fermer alors que l'on aurait pu ouvrir, en respectant toutes les mesures sanitaires actuelles", déplore Roland Jacques de la location de ski alpin à la Baraque Michel qui regrette que le gouvernement ait "débranché la prise. Il y avait des solutions pour nous permettre d'ouvrir tout en évitant le chaos qui a conduit à la fermeture des Fagnes".

Parmi les pistes envisagées, il y avait par exemple l'interdiction du stationnement en dehors des parkings prévus à cet effet. "Aucune de ces pistes n'a été envisagée. Alors que les prévisions annoncent enfin un hiver normal avec des chutes de neige qui nous permettraient d'ouvrir, le gouvernement nous contraint à fermer", regrette le loueur de ski qui souligne la détermination de la fédération.