"Les engagements pris par le chef de cabinet nous satisfont pleinement", a-t-il déclaré avant de préciser que la grève est suspendue en attendant l'officialisation de ces engagements par le ministre Vandenbroucke "dans les 48 heures", selon ce qui a été convenu entre les deux parties.

Les médecins assistants rejetaient l'accord intervenu mercredi soir en commission paritaire nationale médecins-hôpitaux (CPNMH) sur leur statut social. Quelque 800 médecins assistants avaient manifesté jeudi à Bruxelles contre cet accord. Un sit-in spontané symbolique a également eu lieu dimanche, devant le SPF Santé publique, durant les négociations avec le cabinet ministériel.

Lors de la réunion, les médecins assistants ont notamment obtenu la possibilité d'être représentés au sein de la CPNHM "afin d'assurer un contre pouvoir réel durant les négociations de la commission paritaire qui nous concernent". Des groupes de travail ministériels seront par ailleurs créés, ce qui permettra aux médecins en formation de pouvoir discuter des sujets qui les concernent, notamment la révision de leur statut ou leur accès à des droits sociaux tels que le chômage et la pension. Un échéancier précis à court et moyen termes sera également élaboré pour les prochaines discussions importantes.

Enfin, les médecins en formation impliqués dans la rédaction des textes visant à encadrer l'application de l'accord signé à la CPNMH se sont vus garantir de pouvoir participer au groupe de travail de l'Inami "afin d'amender certaines problématiques liées à leur interprétation ou leur implémentation pratique".

"Nous espérons que les prises de position prometteuses du cabinet du ministre se concrétiseront dans un avenir proche, afin d'être à la hauteur des ambitions de notre pays en matière de Santé", a insisté la délégation des médecins en formation de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans un communiqué. "La crise sanitaire que nous traversons a mis en évidence la fragilité d'un système nécessitant une réforme à la hauteur de l'enjeu, celui de la Santé. Elle a également mis en lumière la force vive de ce système, et le dernier maillon qui lui permet de tenir le coup: la volonté des femmes et des hommes qui assurent quotidiennement la lourde tâche du soin, au prix de sacrifices personnels conséquents. Notre mouvement a démontré toute notre détermination à obtenir des conditions de travail et de formation dignes de l'époque dans laquelle nous vivons", a-t-elle conclu.