La ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block (Open VLD), a garanti jeudi que les médecins seront "correctement rémunérés" pour les téléconsultations réalisées dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19. 

Les syndicats de médecins (Absym, GBO…) ainsi que le Collège de médecine générale avaient adressé une demande en ce sens à l’Inami.

Les recommandations sont, en effet, claires : afin de limiter la propagation du virus, les généralistes doivent privilégier la prise en charge téléphonique des patients potentiellement infectés. Ces derniers jours, les généralistes passent, dès lors, une bonne partie de leur temps pendus au téléphone, à répondre à leurs patients. Ils se plient volontiers à cette règle (qu’ils ont eux-mêmes proposée) mais demandent à être rémunérés pour ces téléconsultations.

Car il ne s’agit pas de simples avis délivrés à un patient par téléphone, pour lesquels une rémunération de 4 euros existe déjà, mais de véritables consultations à distance qui supposent, comme l’explique le Dr De Munck (GBO) au site Medi-Sphere, "une anamnèse, des explications complètes au patient, notamment sur le confinement et les signes d’aggravation qui justifient de nous recontacter. Elle dure aussi longtemps, si pas plus, qu’un contact au cabinet".

Des consultations sur WhatsApp

Cette demande des généralistes, en cours d’examen à l’Inami, remet en avant la question de la création d’un cadre juridique pour les téléconsultations, comme il en existe dans d’autres pays. 

À l’Inami, un groupe de travail planche sur le sujet (modalités pratiques, remboursement, respect de la vie privée, etc.). Les travaux pour établir un cadre permanent pour les téléconsultations n’ont cependant pas encore abouti - ce qui n’empêche pas certains médecins de consulter via WhatsApp, témoigne le Dr Devos (Absym) - d’où cette demande d’un cadre provisoire pour les téléconsultations coronavirus.