Cela signifierait que, comme pour la distribution et la fourniture d'eau, du gaz et de l'électricité, des règles soient fixées pour garantir la fourniture d'un accès minimal à internet "de qualité et abordable pour chaque ménage". La pandémie a entraîné une généralisation du télétravail et de l'enseignement à distance, avancent les médiateurs. Cela implique la nécessité de disposer d'une connexion abordable et suffisante. En outre, même l'accès aux services publics est physiquement limité et remplacé partiellement par des services en ligne.

"Les Médiateurs et Ombudsmans belges considèrent que l'accès à une connexion internet est devenu une nécessité sociale pour une grande partie de la population, et n'est plus uniquement destiné aux loisirs et comme source d'information." Les personnes ne disposant pas d'un accès à internet sont donc limitées dans leurs contacts et entravées dans leur accès à l'e-gouvernement, pointent-ils.

Ils estiment dès lors, que comme pour l'eau, le gaz et l'électricité, une réglementation spécifique doit s'y appliquer pour corriger les règles économiques du marché afin qu'un minimum de fourniture de ce service soit maintenu au profit des personnes se trouvant dans une situation économique et sociale moins favorable.