Le Conseil national de sécurité (CNS) se réunira vendredi à 14h sous la présidence de la Première ministre, Sophie Wilmès. 

Il prendra connaissance du rapport des experts du "risk management group", évaluera les mesures déjà prises et le cas échéant en prendra de nouvelles ou du moins les prolongera au-delà du 5 avril. Depuis le 17 mars et une réunion précédente du CNS, les Belges sont soumis à des règles strictes de confinement. Les mesures étaient prévues au moins jusqu'au 5 avril et il semble aujourd'hui plus que vraisemblablement qu'elles seront prolongées.

"Une chose est certaine, nous allons devoir poursuivre les mesures actuelles. Le nombre de personnes hospitalisées augmente et on est loin du pic. Nous devons tout faire pour éviter que les hôpitaux soient saturés. Pour combien de temps? On verra en fonction de ce que les experts vont nous dire", a expliqué le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, au micro de La Première.

En choeur, les responsables politiques rappellent à la population l'importance de respecter les règles édictées pour juguler la propagation du covid-19. Il est possible que celles-ci soient clarifiées, éventuellement durcies, notamment à propos des loisirs et des déplacements et concentrations qu'ils entraînent.

Une liste des secteurs d'activité essentiels

Interrogée jeudi à la Chambre, la Première ministre, Sophie Wilmès, a également indiqué qu'elle avait demandé aux partenaires sociaux de prendre langue avec le Centre de crise afin d'affiner la liste des secteurs d'activité essentiels où les règles sanitaires sont appliquées avec plus de souplesse.

La cheffe du gouvernement avait été interpellée jeudi par le chef de groupe PTB, Raoul Hedebouw. Selon les calculs du parti communiste, la définition des secteurs est tellement large qu'elle englobe de deux à trois millions de travailleurs et certaines entreprises en profitent alors qu'elles produisent du matériel comme des chaises en plastique ou de l'armement.

"Ces obligations ne peuvent s'appliquer linéairement dans tous les secteurs, par exemple la distance sociale pour le personnel soignant. Mais ce n'est pas parce que ces règles ne sont pas totalement obligatoires qu'elles ne peuvent être appliquées", a souligné Mme Wilmès. "Si ce n'est pas suffisamment clair, nous allons clarifier vendredi", a-t-elle ajouté.