"L'appui de la Défense est maintenu à 550 militaires pour une période d'un mois, du 3 novembre au 2 décembre 2020. Ce nombre tient par ailleurs compte d'une capacité de réserve susceptible d'être immédiatement déployée", a précisé le gouvernement dans un communiqué publié samedi.

Sur proposition des ministres de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), et de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), le Conseil des ministres a approuvé le maintien du déploiement de militaires sur le terrain, dans le cadre du protocole d'accord relatif à l'appui de la Défense au service de police intégré en vue d'assurer des missions de surveillance, ajoute le texte.

L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) a effectué une nouvelle analyse de la menace le 20 octobre. La menace est maintenue au niveau 2 (sur une échelle de quatre). "Un certain nombre de cibles potentielles sont en outre maintenues au niveau 3", précise le communiqué.

La déclaration gouvernementale de la coalition heptapartite Vivaldi (Open Vld, MR, PS, sp.a, Ecolo-Groen et CD&V), validée début octobre, prévoit pourtant de mettre à fin à OVG.

Elle stipule que "la présence militaire en rue sera progressivement supprimée" en tenant compte de la capacité en personnel de la police fédérale, de l'impact de la police locale et du développement de la nouvelle Direction de la Sécurisation (DAB) au sein de la police fédérale.

Les militaires sont présents en rue ainsi qu'autour de sites nucléaires - mais uniquement encore en Flandre - depuis le 17 janvier 2015, à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris et du démantèlement d'une cellule djihadiste à Verviers.

Quelque 300 militaires sont encore engagés, a récemment indiqué le chef de la Défense (Chod), l'amiral Michel Hofman, qui souhaite aussi mettre fin à OVG.