Quoi qu'il arrive, il semble de plus en plus probable que l'été sera toujours marqué par l'épidémie de coronavirus.

Plusieurs bourgmestres de communes côtières s'attendent toutefois à pouvoir accueillir avant tout les propriétaires de seconde résidence. En attendant les mesures qui seront prises pour la période estivale, les communes du littoral se préparent au mieux à accueillir les touristes durant les grandes vacances.

Il est fort probable que le nombre de visiteurs à la Côte soit limité. Aucun déplacement à l'étranger ne devrait être autorisé cet été. Les Belges devraient donc se rabattre en masse sur leurs 70 kilomètres de Côte. Mais si tout le monde vient en même temps, cela risque de poser problème.

Les autorités locales comptent se préparer à un tel afflux. "Il faut encore attendre de connaître la situation à laquelle nous serons confrontés mais des plages noires de monde ne semblent pas une bonne idée", commente le gouverneur de la province de Flandre occidentale, Carl Decaluwé.

Dans la mesure du possible, les bourgmestres espèrent accueillir les personnes qui disposent d'une résidence secondaire sur leur territoire. "Si cela peut s'organiser, ça pourrait être une bonne solution", estime Daphné Dumery, la bourgmestre de Blankenberge.

Le Coq et Ostende semblent aussi favorables à l'idée d'accueillir prioritairement les personnes jouissant d'une résidence à la mer. Pour Bart Tommelein, il est logique que les gens possédant une cabine de plage puissent aussi profiter d'une place sur le sable.

Carl Decaluwé précise toutefois que rien ne peut encore être programmé. "Nous écouterons avant tout les experts. Tous les scénarios vont être étudiés calmement, jusqu'à l'élaboration d'un plan réalisable."

Un système de réservation?

Par ailleurs, dans les colonnes du journal Het Nieuwsblad, Jan van der Borg, professeur de tourisme à la KU Leuven, s'attend à une affluence record et surtout, à des problèmes logistiques pour accueillir tous les Belges qui se rendront à la mer. Sa solution pour éviter l'engorgement? Fermer les accès aux plages et accueillir un nombre limité de touristes via un système de réservation. "Si vous ne faites pas ça, ce sera la misère, surtout pour respecter les règles de distanciation sociale", dit-il. Mais nous n'en sommes évidemment pas là...