Le ministre fédéral des Pensions, Daniel Bacquelaine, répond favorablement à la demande de la Fédération nationale des Infirmières de Belgique que la pénibilité de leur métier soit reconnue, rapportent les titres Sudpresse jeudi. Mais un projet de loi est toutefois toujours en attente d'approbation. 

Le 8 juin dernier, la Fédération nationale des Infirmières de Belgique adressait une lettre au ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), plaidant pour la reconnaissance de la pénibilité dans le secteur infirmier. "La pénibilité du métier infirmier est particulièrement évidente dans le cadre de cette crise sanitaire sans précédent", y martelait sa présidente.

Le ministre des Pensions vient de leur répondre par un "oui" franc et massif, signalent les quotidiens. "C'est bien la volonté du gouvernement", confirme Daniel Bacquelaine. "J'ai toujours été favorable à la reconnaissance de cette pénibilité pour les infirmiers, infirmières et les aides-soignant(e)s. C'est tout à fait légitime et cette reconnaissance se fonde d'ailleurs sur les critères de pénibilité qui ont été définis par le Comité national des Pensions en date du 12 septembre 2016".

Un projet de loi sur le sujet avait bien été élaboré lors de la précédente législature, mais en raison de la chute du gouvernement en décembre 2018, le projet est revenu au parlement sous la forme d'une proposition de loi déposée par le MR.

"Ce qu'il est possible de faire rapidement, c'est d'adopter ce projet à la Chambre, pour le secteur public, et étendre cette reconnaissance pour des fonctions similaires dans le privé", suggère le ministre. Mais alors uniquement des fonctions similaires, puisque le débat sur la pénibilité dans le secteur privé a fait l'objet d'une concertation qui n'a pas abouti entre les partenaires sociaux.

Dans le projet du ministre, la pénibilité est prise en compte pour les années de carrière. Une année d'infirmière compterait, par exemple, pour 1,15. Une carrière de 30 années compterait donc pour 34,5 années.

"On a applaudi tous les jours le personnel soignant, mais il faut ici des choses plus concrètes. La reconnaissance de la pénibilité ne suffira pas", admet M. Bacquelaine. "Il faudra se pencher sur les barèmes et sur l'attractivité de la fonction", avance encore le ministre libéral.