Les masques buccaux, dont le port dans les lieux fréquentés devrait accompagner la levée progressive du confinement, privent les personnes sourdes et malentendantes d'un support visuel précieux. 

La Fédération francophone des sourds de Belgique plaide pour la fabrication de masques transparents qui pourraient faciliter la communication avec les personnes atteintes de déficience auditive. Pour les personnes malentendantes, le mouvement des lèvres et les expressions du visage constituent de précieux indices pour la compréhension de leurs interlocuteurs.

"Voir une personne signer sans voir ses expressions, c'est comme entendre une phrase à laquelle il manque des lettres, des mots ou des syllabes", explique la fédération, qui plaide pour la fabrication de masques transparents aux normes de protection optimales.

"Idéalement, toute personne étant susceptible d'entrer en contact avec une personne sourde devrait pouvoir disposer d'un masque transparent aux normes attendues", plaide la directrice de la Fédération francophone des sourds de Belgique, Marie-Florence Devalet.

À l'heure actuelle, il existe des solutions de fortune, mais l'organisme souhaite que les entreprises de fabrication de masques s'attèlent également à la production de masques chirurgicaux et de type FFP2 (les plus protecteurs) transparents.

"Chaque hôpital ou milieu médicalisé devrait disposer d'une réserve suffisante de ce type de masques pour l'accueil de patients sourds et malentendants, ainsi que pour rassurer le public angoissé de ne pas voir le visage du soignant par exemple. Les milieux d'accueil du public sourd et malentendant comme les crèches, les écoles, les résidences pour personnes âgées ou avec handicaps associés, les associations, les services d'accompagnement et sociaux, ou encore les administrations et entreprises qui travaillent avec ces personnes, ont besoin de ce type de masques", souligne Mme Devalet.