Le préavis de grève avait été déposé en raison de l'assouplissement du régime des visites et de son impact sur la sécurité du travail du personnel.

Le régime des visites a, selon l'administration pénitentiaire, été adapté en raison du prolongement des mesures jusqu'au 1er mars. "Il s'agit d'adaptations qui sont importantes pour le bien-être et les contacts familiaux des détenus", indiquait-elle en début de semaine.

Les enfants âgés de 12 à 15 ans pourront de nouveau se rendre aux visites, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur. Ils pourront également se faire accompagner par un professionnel externe. La règle selon laquelle les détenus ont droit à un seul visiteur adulte (âgé de 16 ans ou plus) reste en vigueur, mais les détenus pourront désormais demander à en changer. Ce visiteur doit cependant être le même pendant quatre semaines.

Les syndicats reprochaient au système pénitentiaire d'avoir imposé cette mesure "unilatéralement".

L'ACV se félicite que des accords concrets aient été conclus pour mieux organiser la concertation à l'avenir, avant l'introduction de la mesure. "Cela apportera une plus-value", estime Frank Conings, secrétaire de l'ACV. Le syndicat est également rassuré de savoir que le nombre total de visiteurs admis restera finalement le même, malgré l'élargissement des visiteurs admis aux 12-15 ans.

Le SLFP (VSOA), la CGSP (ACOD) et la CSC (ACV) ont consulté leurs bases au sujet de la proposition faite par les autorités lors des concertations des derniers jours. Selon Frank Conings, les trois syndicats ont depuis été mandatés pour désactiver le préavis de grève.

"Nous sommes bien sûr heureux qu'il n'y ait pas de grève", a réagi Kathleen Van De Vijver, porte-parole de l'administration pénitentiaire. "C'est dans l'intérêt aussi bien du personnel que des détenus. Les consultations ont également montré qu'il ne s'agissait pas d'assouplir le règlement des visites, mais de l'ajuster."