Les contacts physiques entre les détenus et les visiteurs seront prochainement à nouveau autorisés. Ces derniers mois, ils étaient restreints en raison de la pandémie de coronavirus.

Les syndicats socialiste et chrétien, soulignant l'augmentation des chiffres de contamination, ont réagi avec beaucoup d'inquiétudes à cet assouplissement et ont déposé un préavis de grève la semaine dernière. Le syndicat libéral a annoncé également rejoindre le mouvement lundi.

Face à l'action, l'administration pénitentiaire a donc proposé des mesures d'accompagnement, comme une période de quarantaine de deux semaines pour les détenus ayant bénéficié d'une visite sans surveillance. Mais la proposition a été rejetée par le front syndical commun.

Une nouvelle réunion a eu lieu entre les syndicats, l'administration pénitentiaire et le cabinet du ministre lundi après-midi mais n'a pas permis d'aboutir à un accord.

"Ces mesures d'assouplissement représentent un véritable danger pour le personnel pénitentiaire", explique le secrétaire fédéral du SLFP Jimmy Verlez. "Les cas augmentent rapidement dans les prisons et nous souhaitons éviter qu'ils se multiplient encore."

La grève débute à 06h00 pour se terminer à 06h00 jeudi 24 septembre.