"On est dans des dossiers qu'on ne peut pas régler en un jour et on doit être dans un moment de construction", a commenté Eddy Qaino, permanent CGSP Police. La patience du SLFP-Police a plus de limites et, sur certains points, le syndicat libéral espère un déblocage rapide. Concernant les indemnités des frais de déplacements en période Covid, la ministre a indiqué qu'elle allait présenter la cause des policiers au conseil des ministres. Le SLFP-Police espère que cela se concrétisera sans délai.

Les syndicats ont aussi obtenu un engagement par rapport à l'application d'une circulaire de la fonction publique qui touche à des congés dans le cadre de la crise sanitaire pour faciliter la vie des parents qui doivent accueillir un enfant en extrême urgence.

La prolongation du congé de paternité à quinze jours en 2021 et vingt jours en 2023 sera aussi d'application pour les policiers.

Mme Verlinden s'est par ailleurs montrée favorable à faire reconnaître la Covid-19 comme une maladie professionnelle pour le personnel de police. Des discussions sont en cours sur ce point avec le cabinet de la Santé.

A propos de la revalorisation du métier, la ministre de l'Intérieur a évoqué une "amélioration structurelle", des mots qui ont plu à Eddy Qaino. "Cela donne une image assez dynamique. Cela fait 20 ans que nos barèmes n'ont plus bougé et le problème d'attractivité du métier n'est certainement pas étranger à la disparition de 18 primes ces dernières années", explique le représentant du syndicat socialiste.

Concernant le télétravail à mettre en place au sein de certains services, le syndicaliste a reconnu que tout n'était pas parfait, mais que là aussi il était souvent question de temps pour que certaines choses se mettent en place.