Ce mardi 8 décembre, le Conseil d'Etat a ordonné de modifier un arrêté ministériel 'portant des mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus' qui interdisait l'exercice collectif du culte. Une décision prise suite à la demande en référé de membres de la communauté juive d'Anvers.

Une décision que le Centre d’Action Laïque ne peut comprendre "à un moment où les derniers chiffres de l’épidémie indiquent que celle-ci est loin d’avoir disparu".

Le centre a réagi ce mercredi matin par voie de communiqué. "Alors que cette juridiction a systématiquement rejeté tous les précédents recours introduits contre les mesures de confinement édictées par les autorités, à la veille d’une fête religieuse, le Conseil d’État retoque ici une mesure de santé publique édictée pour le bien de tous."

"Sur l’unique question de la possibilité d’observer un prescrit religieux, alors que les membres du gouvernement fédéral se disputent sur l’opportunité ou pas de pouvoir simplement accueillir des membres de sa famille pour couper une dinde, d’autres demandent ainsi – même devant des juges ! – à organiser de ces rassemblements de masse dont tous les experts du virus nous disent qu’ils sont les principaux vecteurs de la pandémie", continue le Centre d’Action Laïque. "Nul ne nie le besoin de spiritualité qu’éprouvent de nombreuses personnes mais, outre le fait que vivre sa foi peut se faire individuellement, ce constat n’autorise personne à s’exonérer des efforts collectifs demandés à la société dans la lutte contre le virus."

L'ASBL critique donc cette décision et "s’oppose en tous cas à la prise en compte d’intérêts particuliers au détriment du bien-être collectif."