Ludo de Vleeschauwer avait été honoré le 21 juillet. Lors de l’hommage aux acteurs belges de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du 75e anniversaire de la fin de ce conflit, le 21 juillet sur la place des Palais à Bruxelles, il avait été choisi comme un des derniers symboles encore en vie de la résistance belge au nazisme.

Le baron Louis (dit Ludo) de Vleeschauwer van Braekel est décédé mercredi soir à la suite d'une rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale.

© The Belgian Navy

Ludo de Vleeschauwer, capitaine de frégate, était le président honoraire de la Fraternelle Royale des Anciens Combattants de la Royal Navy Section Belge et des Vétérans de la Marine Belge.

Fils d’Albert, le tout premier ministre belge qui avait rejoint la Grande-Bretagne en 1940 après la capitulation de l’armée belge, il participa à la libération de l’Europe lors du Débarquement. Et il continua bien des décennies après la guerre à entretenir la flamme de la mémoire. Il fut ainsi aussi un des fidèles de la cérémonie annuelle belgo-britannique, le samedi avant la Fête nationale au Cénotaphe de Londres…

Pour cause de pandémie, il n’avait pas pu traverser la Manche cette année mais fut choisi avec le comte Henri d’Oultremont, ancien de la brigade Piron et Thierry Coppieters ‘t Wallant, président de la Fédération nationale des Volontaires de guerre pour transmettre le flambeau de la mémoire aux jeunes.

Tout récemment, il avait encore signé la préface de la version néerlandaise du « Consul de Bordeaux. L’affaire Sousa Mendes » issu du film du cinéaste belgo-portugais Joao Correa sur ce diplomate portugais qui avait sauvé du nazisme quelque 30.000 citoyens européens dont un tiers d’origine juive au tout début de la Seconde Guerre mondiale. Le dictateur portugais Salazar l’avait écarté pour son engagement humanitaire et tout simplement humain. Parmi les personnes qui avaient pu bénéficier d’un visa figuraient notamment les proches et l’ancien ministre de Vleeschauwer. Récemment, le cinéaste avait encore rencontré le baron Ludo de Vleeschauwer dans l’optique de consacrer un film à sa famille.