L’accord prévoit d’associer les personnes dans la pauvreté, "experts du vécu", à l’élaboration de la politique qui les concerne. Il s’agit d’abord de détecter activement les personnes et les familles précaires. L’objectif est d’aboutir à "un plan pauvreté par ménage". Le gouvernement Vivaldi encourage les CPAS à adopter une approche de sensibilisation, à échanger rapidement leurs données et à coopérer efficacement.

Il faut améliorer le revenu des ménages dans la pauvreté, notamment par le recours aux droits. Contrairement aux idées reçues, loin d’être des profiteurs du système, les plus précarisés ne font pas assez appel aux aides auxquelles ils ont droit. Le gouvernement veut mettre fin à ce non-recours aux droits sociaux et les automatiser, au maximum sur la base du revenu et non du statut.

Les organisations qui proposent des tarifs sociaux, exonérations et avantages divers (musées, transports en commun, clubs de sport…) à des populations précarisées pourront consulter de manière plus intensive la Banque carrefour de la sécurité sociale, afin que les droits dérivés puissent être octroyés automatiquement sur la base des statuts sociaux. Quand ce n’est pas possible, un outil numérique indiquant (sur la base du statut, du revenu, du domicile, de la situation de famille…) à quelle aide un ménage a droit sera proposé aux travailleurs sociaux. On examinera aussi si la réglementation sociale et fiscale est encore adaptée aux formes actuelles de vie commune (colocation, habitat intergénérationnel…)