Le parquet du Limbourg a ordonné à la zone de police locale d'enquêter sur certains commentaires diffusés sur les médias sociaux à la suite de l'incendie criminel dans le futur centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Grote-Spouwen (Bilzen). "La police locale a été priée de préparer un rapport concernant de possibles violations de la loi anti-racisme et de la loi anti-discrimination. Les suspects éventuels devront toujours être identifiés", a déclaré Dorien Vanderheiden, porte-parole du parquet du Limbourg. 

Dimanche, vers 23h30, un incendie s'est déclaré sur le toit du futur centre d'asile de 140 places situé sur l'avenue de la Croix-Rouge de Grote-Spouwen (Bilzen). Des traces d'effraction ont immédiatement été relevées et lundi, il s'est avéré que l'incendie était d'origine criminelle. Le parquet enquête actuellement pour retrouver le ou les pyromane(s).

Toutes sortes de déclarations douteuses ont circulé sur les réseaux sociaux, violant potentiellement la loi antiraciste. Deux manifestations avaient déjà eu lieu contre l'ouverture du centre d'asile. Le parquet a ajouté que le screening de tous les forums était cependant pas possible. Les auteurs d'infractions risquent une peine d'un mois à un an de réclusion et des amendes pouvant aller jusqu'à 1 000 euros. Une procédure de médiation pénale peut également être lancée.

Fedasil veut tout de même ouvrir le centre

Selon Fedasil, le besoin en lieux d'accueil reste énorme. Une évaluation est menée pour déterminer si des mesures de surveillance supplémentaires sont nécessaires pour les nouveaux centres de Gand, Léau, Spa et Theux. Il n'est pas encore certain que l'ancienne maison de repos puisse encore servir de centre d'accueil après l'incendie de dimanche soir. "Le but est bien d'utiliser ces locaux, si cela reste possible. On a d'urgence besoin de lieux d'accueils. Nous ouvrons des centres dans de nombreux endroits et nous recherchons toujours des emplacements où en ouvrir d'autres", indique mardi la porte-parole adjointe de Fedasil, Lies Gilis.

Des habitants de la commune s'opposaient à l'ouverture de ce centre. © Belga