Les discussions se sont prolongées jusque tard dans la soirée...

Le virologue de la KULeuven était présent ce vendredi 25 avril sur le plateau de VTM en marge de la conférence de presse du Conseil national de sécurité (CNS). Alors que la Première ministre, les vice-Premiers ministres et les ministres-présidents étaient réunis depuis 14h30, les discussions ont pris fin peu avant 22 heures. S'en est suivi la traditionnelle conférence de presse au cours de laquelle Sophie Wilmès (MR) a mis en lumière la stratégie de déconfinement en trois phases qui a été retenue pour la Belgique. Un timing tardif qu'a regretté Marc Van Ranst. "Communiquer après 10 heures, ce n'est pas une approche optimale", a expliqué le scientifique membre de la task-force chargée de l'Exit Strategy. 

Pour ce qui est des raisons de cette prolongation des discussions jusqu'en soirée, le virologue n'y a pas vu de signe que les propositions des experts sur la stratégie à adopter pour cette nouvelle phase de l'épidémie posaient problème aux autorités. "Nous nous sommes tout simplement habitués à cette façon de faire", a détaillé Marc Van Ranst sur VTM. "On peut naturellement regarder les pays voisins, où l'on parvient à commencer ces conférences de presse à une heure convenue et convenable. Je pense que c'est mieux, mais bon c'est comme ça."

Les semaines à venir seront décisives

Après la conférence de presse, le virologue de la KULeuven est revenu sur les décisions annoncées par Sophie Wilmès. "Une partie de la vie normale va revenir, a-t-il commenté. Beaucoup de choses vont changer en même temps. Il faudra être attentif à l'évolution des courbes et au bon fonctionnement des nouvelles mesures. Nous comptons sur le bon sens et la citoyenneté de chacun". 

Un avenir donc incertain, comme le rappelle Marc Van Ranst. Pour beaucoup de secteurs, l'évolution de la situation indiquera si oui ou non une reprise de l'activité est possible. "Pour les cafés par exemple, c'est un cas de figure plus compliqué, des détails seront élaborés et communiqués ultérieurement", a conclu le scientifique.