Dans une interview accordée depuis sa cachette à nos confrères de Het Laatste Nieuws, Marc Van Ranst s'exprime sur la situation de ces derniers jours, et notamment l'impact de cette période sur sa famille. "Depuis juillet 2020, nous sommes habitués à une protection policière supplémentaire, ainsi qu'à l'explication et au contexte de la nécessité de cette protection supplémentaire. Mon fils Milo (12 ans) est très impressionné, car il n'a pas encore fait l'expérience d'un refuge. De plus, il trouve cette situation très désagréable car il ne peut pas aller à l'école. Les cours lui manquent, mais surtout ses amis".

Depuis sa cachette, le virologue parvient à poursuivre son travail malgré la situation. " Heureusement, je peux compléter un certain nombre de choses en ligne et il me reste encore beaucoup de jours de congé. De plus, je peux compter sur une solide équipe d'employés. Cette agitation n'affecte donc pas vraiment mon travail. Je ne vais pas faire plus attention de toute façon", assure-t-il.

"Ne pas céder à l'intimidation"

Le militaire, qui a proféré des menaces à l'encontre de Marc Van Ranst et qui est toujours en fuite, est lourdement armé. Le virologue s'étonne que celui-ci ait eu si facilement accès à des armes mais il ne veut en aucun cas céder à l'intimidation. "Les personnes radicalisées issues de mouvements extrémistes, qu'elles soient équipées de lance-roquettes ou non, ne vont pas du tout contrôler ma vie. Si vous cédez à l'intimidation en ligne, vous ne faites que provoquer davantage d'intimidation. La plupart de ces chevaliers du clavier ne sont pas courageux et ils se comportent comme des chacals quand ils voient une proie qui restera figée de terreur".

Lorsque tout cela sera terminé, il s'agira pour le virologue d'un "autre chapitre fermé dans le "grand livre de la pandémie"". "Cet homme m’indiffère. Je ne suis pas non plus désolé pour lui. Chacun choisit son propre chemin. Il est possible que l'homme soit malade, et nous espérons qu'il recevra de l'aide lorsqu'ils le trouveront. En dehors de cela, la vie a tendance à toujours aller de l'avant. Donc, cela passera aussi : c'est ennuyeux pour moi, mais pas plus que cela", conclut-il.

L'expert a également tenu à remercier les forces de l'ordre et souligner son admiration pour leur travail.