Alain Maron, le ministre de la Santé de la Région de Bruxelles-Capitale a tenu ce vendredi une conférence de presse afin de détailler les mesures prises par la Région. Une piqûre de rappel puisque aucun changement majeur n'a été annoncé au niveau régional.

Depuis le 19 juin, le nombre de cas augmente à nouveau légèrement à Bruxelles. Cependant, on n'observe pas à Bruxelles de pic comme cela peut être le cas dans d'autres communes belges. Le nombre de personnes hospitalisées est encore assez bas. Il faut également rappeler que ce nombre prend en compte les personnes hospitalisées à Bruxelles venant d'autres régions. La tranche d'âge des 20-29 ans forme le groupe au sein duquel le virus semble circuler le plus à Bruxelles.

Port du masque obligatoire

"Nous sommes en relation constante avec les communes ", rappelle Alain Maron. En cas de résurgence du virus, celles-ci peuvent maintenant prendre des mesures plus contraignantes. Conformément à ce qui a été décidé par Sophie Wilmès au CNS de ce jeudi 23 juillet, ce sont les communes qui vont déterminer les lieux à haute fréquentation et les rues commerçantes où le port du masque sera obligatoire. Il a été demandé aux communes de délimiter ces zones de façon très claire : "Il ne faut qu'aucune ambiguïté ne soit possible quant aux rues ou portions de rues dans lesquelles il faudra porter un masque".

Certaines communes ont d'ores et déjà défini des zones supplémentaires : le masque sera ainsi obligatoire sur l’ensemble du piétonnier du centre-ville, sur la place Rogier, ou encore sur la place de l’Altitude 100 à Forest. Toutes les communes devront définir ces zones dans des arrêtés avant le samedi 25 juillet.

13 centres pour se faire tester

Le ministre a également fait un point concernant les tests, largement accessibles à la population depuis plusieurs semaines déjà. Même si la capacité de testing est gérée par le fédéral, Alain Maron a pu confirmer qu'il n'y avait actuellement pas de problèmes au niveau de la quantité de tests disponibles à Bruxelles, et ce, même pour les maisons de repos. "Il faut être prêt , ajoute le ministre, mais nous sommes obligés d'être en sur-capacité, au cas où."

Pour rappel, les tests sont remboursés par l'INAMI sur prescription. Pour les voyageurs, les dépistages sont accessibles sans prescription (mais ne sont pas remboursés). La région bruxelloise dispose de 13 centres communautaires accessibles pour se faire tester. En plus de ceux-ci, plusieurs hôpitaux proposent également de réaliser ces tests. La liste des endroits où l'on peut se faire tester à Bruxelles est disponible en ligne.

En ce qui concerne les personnes en maison de repos, considérées comme groupe à risque, des dépistages sont également organisés.

Attention particulière pour les maisons de repos

Un plan pour éviter une deuxième vague avait été envoyé aux maisons de repos bruxelloises au début du mois de juillet. Les différentes mesures reprises dans la circulaire devaient être mises en place au plus tard pour le 31 juillet. Il leur était donc demandé de constituer une cellule de gestion de crise, mais également de s’engager à avoir un stock de matériel de protection individuelle et de désinfection. A ce jour, il n'y a pas de changement prévu concernant les visites. Pour Alain Maron, "un reconfinement reste une option en soi", mais l'impact social négatif d'une telle mesure est pris en compte. 

Un stock de secours de matériel de protection a été constitué par Iriscare, l'organisme bruxellois de protection sociale. Ce sont près de 10 millions d'euros qui ont été dégagés du budget de la Région afin de venir en aide aux maisons de retraite depuis le début de la crise. Mais un soutien psycho-social est également mis à disposition de ceux qui en ont besoin, puisque l'on sait que le personnel soignant a été très marqué par la crise.

Ces dernières semaines, il n'y a eu qu'un foyer détecté en maison de retraite bruxelloise. Après une hospitalisation non-liée au Covid-19, un résident a été testé positif. Quatre autres personnes, toutes asymptomatiques, se sont révélées également positives. La situation est donc actuellement sous contrôle.