"Mais je vais respecter la séquence qui s'applique à tous les Belges", a-t-il ajouté. La conférence interministérielle santé s'est accordée jeudi matin sur la stratégie de vaccination que la Belgique mettra en place, a priori à partir du 5 janvier.

Interrogé par la RTBF, Alexander De Croo a assuré qu'il s'inscrivait personnellement dans le processus. "Je vais respecter la séquence qui s'applique à tous les Belges. On va d'abord faire les maisons de repos et les personnes qui y travaillent, puis les personnes qui travaillent dans les soins, ensuite les plus de 65 ans et, enfin, les personnes actives dans les fonctions essentielles avant le large public. Je vais le faire dans cette séquence-là", a annoncé le Premier ministre.

M. De Croo a rappelé que la campagne de vaccination qui devrait débuter le 5 janvier, selon le scénario le plus optimiste, prendrait plusieurs mois. "Cela dépendra du tempo de production des vaccins. Ça n'est pas entre nos mains", a-t-il précisé, ajoutant que ça allait "prendre du temps avant que tout la population soit vaccinée. (...) Donner de faux espoirs, c'est pire."

L'adhésion de la population à cette campagne de vaccination n'est toutefois pas acquise. "Il faudra donner de l'espace aux scientifiques. Comment le vaccin fonctionne ? Quels pourraient être les effets ? Quelle forme de protection ce vaccin fournit ? Ce n'est pas moi qui vais l'expliquer", a indiqué M. De Croo. "Nous avons plein de spécialistes, les meilleurs du monde. C'est à eux de l'expliquer et de répondre."


"Un maillon très fort"

Alexander De Croo est également revenu sur la polémique de ce début de semaine concernant les commerces non-essentiels, en prenant la défense de son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. Selon M. De Croo, la fermeture des commerces non-essentiels était bel et bien basée sur les recommandations des experts à l’époque.

Ré-affirmant son soutien à Frank Vandenbroucke, le Premier ministre a déclaré: "Il reste le maillon très fort, il a prouvé toutes les qualités de communication et de gestion. On se focalise sur une phrase, mais il a montré les études utilisées pour décider de fermer les magasins non essentiels. Je comprends que c’était choquant d’entendre cela mais essayons de garder le focus sur ce qui est important : On a pris les mesures nécessaires, celles que nos scientifiques nous ont dit qu’il fallait prendre". 

Par ailleurs, le Premier ministre a confirmé qu'il n'y aurait pas d'assouplissement des règles pour Noël.