Pour 2021, les médecins se voient attribuer un budget de 8,89 milliards d’euros pour leurs honoraires, soit une augmentation de 3,58 % par rapport à 2020. À cela s’ajoutent 358 millions d’euros consacrés aux prestations dans les soins à basse variabilité et 470 millions d’euros pour la dialyse, ce qui porte le total à 9,72 milliards d’euros.

Les médecins généralistes seront autorisés à facturer 1,01 % de plus pour leurs prestations. Les honoraires pour le dossier médical global (DMG) augmentent, eux, de 1,25 %, pour atteindre un montant de 32 euros, intégralement remboursé. En outre, 6,8 millions seront alloués à la revalorisation du DMG, avec une attention portée aux malades chroniques. Les honoraires pour les soins fournis par les spécialistes (y compris l’imagerie médicale, la gynécologie et l’anesthésie) augmentent également, généralement de 0,80 à 1,01 %.

"Dans cette année qui sera encore difficile, mutuelles et administration ont compris qu’il était nécessaire de soutenir l’art médical. J’espère que cela marquera l’arrêt de l’ère du bashing de la profession médicale et qu’on pourra démarrer une discussion sereine sur la juste valeur du médecin", a commenté Philippe Devos, pour l’Absym.

Pour Solidaris, l'accord en question "ne manque pas d'ambitions" et s'est "conclu dans une ambiance très constructive de l'ensemble des partenaires de la Médicomut", note Jean-Pascal Labille, son secrétaire général. Il lance ainsi de "nombreux chantiers tels qu'une réforme de la nomenclature, un DMG encore plus qualitatif, un cadre juridique pour les prestations de télémédecine, une révision du système d'accréditation ou les coopérations fonctionnelles pour les postes de garde".