Le complice de Marc Dutroux est accueilli dans un centre pour SDF de Bruxelles-Ville.

Michel Lelièvre réside désormais à Bruxelles-Ville, au centre de la capitale. Selon nos confrères flamands de HLN, c’est dans un centre pour SDF que le complice de Marc Dutroux, libéré ce lundi sous conditions, est accueilli. Aucun propriétaire n’ayant accepté de loger l’ancien détenu, la solution de cet hébergement dans un centre pour sans-abri a été trouvée le temps pour Michel Lelièvre de louer un appartement.

Parmi les conditions, strictes, imposées à sa libération, il ne pourra ni fréquenter de toxicomanes, ni consommer alcool et stupéfiants. Il devra également suivre une formation et s’abstenir de se rendre à divers endroits du pays. On savait qu’il ne pouvait ainsi fréquenter certains quartiers d’Ixelles et certaines lignes de métro. On apprend désormais qu’il lui est également interdit de se rendre gare du Midi. Une décision que Georges-Henri Beauthier, l’avocat de Jean-Denis Lejeune et de Laetitia Delhez, a du mal à comprendre. L’avocat l’a dit, il ne s’oppose pas à la libération conditionnelle de Michel Lelièvre, "il vaut mieux qu’il soit accompagné plutôt que d’être libéré, à fond de peine, sans surveillance dans deux ans", précise l’avocat, mais ce qu’il ne comprend pas, c’est que l’on ne donne toujours pas la parole aux victimes dans ce genre décision.

 "Les victimes ne sont pas des enfants ! Il est temps d’arrêter de les considérer de la sorte ! Pourquoi n’auraient-elles pas le droit à la parole devant le TAP ? C’est aussi un tribunal, non ? Il est temps que la loi change et pour cela, c’est aux politiques qu’il faut s’adresser. Ils ont ce pouvoir et peuvent parfaitement le faire maintenant !", s’exclame encore Me Beauthier, avant de commenter la décision du TAP sur les conditions de libération de Michel Lelièvre. "Il ne peut pas se rendre gare du Midi, ni emprunter deux lignes de tram, ni passer par l’avenue Marnix. Allons, allons, cela n’a pas de sens ! Je ne comprends pas ces restrictions et ce que je comprends encore moins, c’est la manière dont on va veiller à ce qu’elles soient respectées", termine l’avocat, ajoutant que sa cliente, Laetitia Delhez préfère ne pas commenter cette libération.