Quatre personnes seront présentes en continu de 10h00 à 16h00 pendant ces trois jours. Une longue banderole noire porte le message "Free Ahmadreza", écrit en jaune. De petites pancartes montrent également le visage du professeur et médecin urgentiste irano-suédois.

Ahmadreza Djalali a téléphoné mardi dernier à sa femme Vida Mehrannia depuis son lieu de détention, pour lui faire ses adieux. Il a été informé par les autorités judiciaires qu'il serait bientôt exécuté et a été placé en isolement à la prison d'Evin. Il avait été condamné en 2017 à la peine capitale en raison de prétendues activités d'espionnage. Des actes de torture ont été signalés.

"Quelle que soit la raison pour laquelle les Iraniens ont décidé de mettre sa vie en jeu - parce qu'on a entendu beaucoup d'hypothèses, liées au procès d'Anvers ou à des questions de politique interne - c'est inacceptable", estime Philippe Hensmans, directeur de la section francophone d'Amnesty International Belgique. "Quelqu'un qui est innocent, qui a été maltraité pendant des mois et qui est dans une situation hallucinante depuis plusieurs années doit être libéré. C'est déjà arrivé que les Iraniens reviennent sur leurs décisions. Ils ont un processus judiciaire assez secret qui repose sur des individus plus que sur un système. On est déterminé à demander sa libération jusqu'au bout et cette détermination a entraîné une belle mobilisation. Sophie Wilmès est intervenue chez nous, les autorités suédoises également et il y a aussi eu des interventions au Parlement européen."

En Belgique, Ahmadreza Djalali avait notamment donné cours à la VUB (Vrije Universiteit Brussel). Amnesty International a récolté plus de 125.000 signatures en faveur de sa libération en Belgique.