Le professeur a évoqué plusieurs dossiers de la crise sanitaire au micro de DH Radio.

Tout d'abord, le professeur de l'ULB a évoqué le coronapass. "Pour déconfiner, on veut que les personnes qui se rendent dans un lieu ou un pays ne soient pas infectantes et que, dès lors, le public soit protégé. Actuellement, il existe un coronapass partiel puisque vous devez avoir un test PCR négatif pour aller dans un autre pays. On sait maintenant que la vaccination est efficace car elle vous protège vous mais aussi les autres. Enfin, la 3e partie du coronapass, c'est le fait d'avoir des anticorps, ce qui est le cas pour les personnes qui ont déjà été infectées par le virus", a-t-il commenté.

Alexander De Croo et le gouvernement veulent organiser des événements de masse après le 15 août mais uniquement pour les personnes qui sont vaccinées. Nathan Clumeck ne le voit pas comme une discrimination. "Ce qui est discriminatoire, c'est d'offrir une possibilité à certaines personnes et qu'on la refuse à d'autres. Ici, ce n'est pas le cas. On offre la vaccination à tout le monde. Et ce sera le cas au mois d'août. La vaccination ne devient pas obligatoire mais très nécessaire. Chacun a toujours le choix".

Le professionnel de la santé a également confié que le monde de la culture aurait du être déconfiné depuis un petit temps. "Pour la culture, on peut rouvrir. Il n'y a pas de doute. On peut se rendre dans les salles de spectacle avec un masque et en parvenant à tenir ses distances. D'autant plus qu'une ventilation est possible. Comme il est possible de réunir ces conditions, on peut rouvrir la culture et on aurait pu le faire depuis plusieurs semaines. Pour les restaurants, c'est un peu plus délicat car nous ne portons pas de masque", déplore le spécialiste des maladies infectieuses.

Nathan Clumeck a aussi évoqué la petite polémique à propos des plexiglass, retirés juste avant la réouverture des terrasses dans l'Horeca: "Dans un système où une aération est présente (ndlr: comme sur les terrasses actuellement), les plexiglass auraient été acceptables et utiles, selon mon point de vue. Il aurait fallu expliquer plus précisément pourquoi on les a retirés. Le but était de faire garder la distance de 1,5 mètre entre chaque personne. On aurait pu diminuer cette distance en gardant des plexiglass. C'est une question de pondération du risque en fait", confie-t-il.