Jeudi dernier, à la sortie du CNS, ils trouvaient qu'on n'avait pas été assez loin dans les mesures contre le Covid-19. Cette fois, les experts semblaient se retrouver dans les mesures "fortes" annoncées par Sophie Wilmès.

A commencer par Emmanuel André. L'ancien porte-parole interfédéral Covid-19 n'a pas tardé à réagir sur Twitter. Le virologue a estimé que ces mesures s'imposaient.

"Je salue la décision du gouvernement d’étendre l’utilisation du masque et de réduire le nombre de contacts sociaux dans les sphères privée, publique et professionnelle", a-t-il tweeté. "C’était nécessaire et c’est courageux. Merci. Faisons l’effort."


Même son de cloche du côté de son collègue Marc Van Ranst qui a, pour rappel, participé au CNS de ce lundi matin en l'absence d'Erika Vlieghe. "Cela prendra un certain temps avant que nous ne voyons les effets", a-t-il tout de même tempéré sur le plateau de la VRT. "La période d’incubation va encore augmenter pendant deux semaines. C'est seulement à ce moment-là que le navire changera de cap."

L'épidémiologiste Pierre Van Damme a lui aussi accueilli avec soulagement ces nouvelles mesures. "Nous devons nous concentrer sur le message de la Première ministre, qui met l’accent sur la bulle sociale qui se rétrécit à cinq personnes. Si on la respecte, c'est notre garantie de ne pas aller vers des mesures plus strictes, pour faire en sorte que le mois de septembre soit plus ou moins normal", a expliqué l'épidémiologiste de l'UAntwerp sur VTM. "Nous savons à quelle vitesse le virus peut redémarrer. Il saisit toutes les occasions pour se multiplier rapidement. Nous ne pourrons pas le ramener à zéro. Nous resterons probablement entre zéro et une trentaine de cas. Mais nous avons encore de la marge, à laquelle le tracing peut répondre."