Non seulement l'enregistrement des appels "ne serait pas conforme aux principes du règlement général sur la protection des données (RGPD)", mais en plus "la plateforme technique ne le permet pas", se défend l'Aviq. L'agence indique cependant qu'"à des fins d'amélioration du service et de coaching, il est possible que la conversation puisse être écoutée en direct par un manager".

"Les agents chargés du suivi de contacts exercent leurs missions dans le respect de l'article 9 de la loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements des données à caractère personnel", assure l'Aviq. "Seuls les membres de ces équipes sont habilités à avoir accès aux données et à les traiter dans le cadre des finalités prévues. Ils sont soumis au secret professionnel. En outre, il est clairement spécifié que les données ne peuvent être divulguées ou être utilisées à toute autre fin".

L'agence assure gérer, pour la recherche de contacts dans le cadre du tracing, les coordonnées des "personnes testées positives ou assimilées et domiciliées sur le territoire de la Wallonie", celles de leurs contacts, ainsi que les données de l'employeur et du lieu de travail des personnes testées positives.

Les données épidémiologiques sont quant à elles spécifiquement gérées par la Cellule de Surveillance des maladies infectieuses (SURVMI), affirme l'Aviq.

Pour finir, l'agence indique que "l'AGW (arrêté du gouvernement wallon, NDLR) du 5 mai 2020 stipule que les données collectées par les centres de tracing liés à l'épidémie de Covid-19 seront effacées au plus tard cinq jours après la publication de l'AGW annonçant la fin de la pandémie".