Pour le week-end, la tempête Ellen n’apportera que peu de vent tandis qu’on peut espérer 10 centimètres de neige en Ardenne à partir de vendredi prochain.

Depuis un peu plus de deux semaines, la météo est au cœur de l’actualité. Après la tempête Ciara, c’est la tempête Dennis qui a soufflé sur notre pays en causant pas mal de dégâts. Et comme si deux épisodes ne suffisaient pas, un troisième est en vue pour ce week-end. C’est cette fois la tempête Ellen qui menace le nord de l’Europe.

Mais, bonne nouvelle, elle ne devrait pas être aussi puissante. “A priori, la menace est moins forte pour ce week-end, annonce Pascal Mormal, météorologue à l’IRM. La tempête devrait rester sur le nord de l’Europe, et on annonce un vent moyen de 30 km/h en Belgique. Cela veut dire qu’on pourrait avoir des rafales de 70 à 80 km/h à l’intérieur des terres, voire 90 km/h à la côte.

Cela va donc souffler, mais le danger sera moindre par rapport aux deux week-ends que nous venons de vivre. Par contre, il faudra se méfier du vent ce jeudi soir ! “Un front froid va traverser le pays, avec une pluie soutenue et quelques rafales de vent à environ 80 km/h. Mais cela ne va pas durer longtemps”, prévient le météorologue.

Du vent, encore du vent, mais il semble que l’accalmie arrive enfin, avec le retour d’un temps plus hivernal pour la semaine prochaine. “Dès le milieu de la semaine, on va retrouver des températures proches des normales de saison, avec 6-7 degrés au centre du pays, et des gelées en Ardenne, analyse-t-il. Et pour le week-end, on peut même espérer de la neige sur les hauteurs. Une couche de 10 à 15 centimètres est possible.

Paradoxalement, cette première réelle offensive hivernale de l’année se déroulerait le premier week-end du printemps météorologique. Pour rappel, celui-ci court du 1er décembre au 29 février. “Ce sera la première fois qu’une couche de neige aussi épaisse se formera en Belgique cette année.

L’hiver 2019-2020 est effectivement exceptionnellement doux, et fera à coup sûr partie du top 3 des hivers les plus doux de l’histoire. “Les derniers jours de l’hiver détermineront si cet hiver sera le deuxième ou troisième plus doux. L’hiver 2007 restera le plus doux jamais enregistré, mais cela va se jouer au dixième près avec l’hiver 2016”, explique-t-il.

Pour le moment, 2014 est encore sur le podium, ce qui prouve le caractère de plus en plus répétitif du phénomène. “C’est très inquiétant, et cela confirme le constat que l’on fait depuis plusieurs années.

Un graphique publié par Météo France ce mercredi montre également qu’entre le 1er décembre et le 19 février, l’écrasante majorité des jours affichaient des températures au-dessus des températures moyennes enregistrées.

© Météo France