Le comité de concertation vient de l'acter : les salons de coiffure pourront rouvrir à partir du 13 février. Toutefois, cette réouverture reste soumise à des conditions strictes, dont la ventilation des lieux.

Nathan Clumeck, professeur émérite en maladies infectieuses, est revenu sur ce point lors du JT de la Une. Pour lui, une simple aération n'est pas suffisante: "ouvrir portes et fenêtres est une solution artisanale".

"Pour une bonne ventilation, il faut qu'il y ait un renouvellement d'air. Il faut que cet air soit filtré, nettoyé et remis en circulation", explique l'expert qui évoque l'idée d'un plan d'investissement public/privé pour l'achat d'appareils de filtrage de l'air. Ceux-ci peuvent coûter "600 à 1000 euros pour un petit volume"

"La fermeture des secteurs économiques a un coût. Est-ce que ça ne coûterait pas moins cher de faire un partenariat privé/public pour l'achat de ce matériel", s'interroge le scientifique. "Il faut faire une évaluation", suggère-t-il. 

Pour le professeur, un tel investissement sera utile pour plusieurs autres lieux publics, tels que les restaurants, les salles de sport, ou le secteur culturel lors de leur réouverture. Selon lui, cela permettrait de "donner des perspectives aux gens, qui ne savent pas vers où ils vont". D'autant plus pour l'horeca, des endroits les plus souvent sujets aux clusters puisqu'on peut difficilement y porter les masques.

"Si on investit là dedans, ce n'est pas uniquement pour cette pandémie, c'est aussi pour le futur", assure Nathan Clumeck.