L'information est relayée jeudi dans Le Soir, De Tijd et Knack, les quotidiens belges qui avaient contribué à révéler le scandale global d'évasion fiscale. Ces données sont analysées selon les méthodes usuelles, précise le ministre dans une réponse à une question parlementaire du député Marco Van Hees (PTB).

En août 2017 déjà, précise le ministre, l'ISI avait contacté le BKA (Bundeskriminalamt, la police fédérale allemande) afin d'obtenir des documents de première main sur des cas possibles d'évasion fiscale divulgués par la presse mais n'avait pu obtenir satisfaction, "vu que l'ISI ne dispose pas de pouvoirs de police". Puis, comme l'avait rapporté notamment Le Soir, emmenés par le juge d'instruction Michel Claise, des enquêteurs belges avaient visité en juin 2018 leurs homologues allemands afin d'en apprendre davantage sur le dossier "Experta", du nom d'une ancienne filiale du groupe franco-belge Dexia qui figurait parmi les plus importants clients du cabinet panaméen Mossack Fonseca. Les autorités allemandes avaient en effet, peu après la publication de ces Panama Papers, pu acheter une grande partie des documents originaux auprès du lanceur d'alerte. Et avaient accepté le principe d'un partage avec leurs voisins.

S'appuyant notamment sur des articles parus dans la presse, le fisc belge précise avoir clôturé 239 dossiers et en conserver 25 ouverts: de quoi récupérer au moins, espère l'administration, 29,8 millions d'euros.