Ce constat est aussi visible en Europe et dans le reste du monde.

On parle généralement d'épidémie de grippe lorsque le nombre hebdomadaire de consultations chez le médecin généraliste est supérieur à un certain seuil épidémique et si au moins 20% des échantillons respiratoires des patients sont testés positifs pour les virus de la grippe. Cette année, "malgré la quantité d'échantillons analysés, le nombre d'échantillons positifs pour la grippe est beaucoup plus faible que les hivers précédents", précise Sciensano. 

Faute de pouvoir distinguer les symptômes grippaux de ceux du Covid-19, l'institut de santé publique ne peut se baser pour annoncer l'épidémie que sur le nombre de tests laboratoires positifs et le taux de positivité des patients présentant de symptômes grippaux. "Actuellement, très peu de tests de laboratoire positifs pour la grippe ont été enregistrés en Belgique. Depuis octobre 2020, le réseau de laboratoires vigie n'avait enregistré que 14 tests positifs, contre des milliers les années précédentes.

Les autres réseaux de surveillance (maisons de repos et de soins, hospitalisations) n'ont pas non plus rapporté d'échantillon positif pour le virus grippal. L'épidémie de grippe n'est donc pas là pour le moment", explique le communiqué. Le faible taux d'infections grippales est sans doute dû en partie aux mesures de prévention et d'hygiène contre le coronavirus. 

En outre, davantage de personnes ont été vaccinées contre la grippe cet automne. Le nombre de tests de laboratoires pour d'autres infections respiratoires est aussi plus faible cet hiver.