Ni Bal National la veille, ni parade militaire, ni festivités dans le parc Royal, ni feu d'artifice le jour-même, mais une cérémonie et un défilé restreints, auxquels assisteront la famille royale et un cercle réduit d'invités sur la place des Palais.

Lundi soir, la place du Jeu de Balle, dans le quartier des Marolles, qui lance traditionnellement le début des réjouissances avec le Bal National, est restée déserte dans le respect strict des mesures de précaution imposées par la crise sanitaire.

Mardi, jour de Fête nationale, les commémorations ont débuté par le Te Deum en la cathédrale des Saints Michel-et-Gudule à Bruxelles, en présence d'une centaine d'invités seulement, dont le Roi, la Reine et leurs quatre enfants.


Trois minutes de silence ont été observées à 10h en mémoire des victimes de la maladie Covid-19, qui a fait près de 9.800 décès en Belgique depuis le début de la pandémie.

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Le roi Philippe s'est ensuite rendu vers 11h rue Royale, à quelques pas de là, pour y découvrir la fresque de l'artiste Dema One , un graffiteur calligraphe belge de réputation internationale. L'oeuvre a été réalisée spécialement à l'occasion de la fête nationale belge. Le centre d'arts Bozar a organisé, à la suggestion du Palais royal, un projet participatif en vue du 21 juillet, pour que des graffitis égaient les rues de Bruxelles, de Charleroi, d'Anvers et l'aéroport de Zaventem.

Le Roi, en présence notamment de la Première ministre Sophie Wilmès, a également assisté sur place à une démonstration de danse et d'acrobaties interprétée par les jeunes qui ont réalisé la fresque.

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Les festivités se sont poursuivies lors d' une cérémonie sur la place des Palais à 14h, à laquelle ont assisté la famille royale et quelque 200 invités, contre 2.000 en temps normal. Le Roi y a pris brièvement la parole.

Les commémorations ont célébré le 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais il n'y a pas eu de traditionnelle parade militaire, remplacée cette année par un défilé restreint, auquel ont pris part une dizaine de véhicules historiques de la Brigade Piron, qui avait participé à la libération de la Belgique et des Pays-Bas. Trois anciens combattants et trois jeunes représentants des héros de la crise sanitaire en sont descendus, symbolisant l'échange intergénérationnel entre les héros de la guerre et ceux des temps modernes.


Le défilé aérien s'est limité au survol d'un hélicoptère NH90 Caïman venu de la base aérienne de Coxyde et emmenant sous le fuselage un grand drapeau tricolore, puis de trois formations de trois avions de combat F-16 venus de la base de Florennes dont l'une qui a tiré les couleurs nationales dans le ciel, selon un axe inhabituel - du sud vers le nord et non d'ouest en est, comme il est de tradition. Selon la Force aérienne, les deux premières formations ont ensuite poursuivi leur route pour survoler les chefs-lieux de province en guise d'hommage aux efforts fournis par le personnel médical et la population belge durant la crise du coronavirus avant de regagner leur base d'attache. La cérémonie, retransmise en direct à la télévision, s'est terminée par un hommage aux différents métiers qui ont œuvré en première ligne à combattre le coronavirus et sa propagation.

Les réjouissances dans le parc Royal et le feu d'artifice sont, pour leur part, annulés.

En fin d'après-midi, la famille royale visitera la maison de repos et de soins "Cecilia" à Alken, dans le Limbourg, avant de se rendre à "La Maison de Mariemont" à Morlanwelz, une maison de repos et un centre de convalescence qui accueille des personnes de tout âge.