Après la douche froide pour l’ensemble de la population il y a une semaine, en voici un nouveau pour le secteur du tourisme. Alors qu’on évoquait une possibilité de voyager avant le 1er avril lors du dernier comité de concertation, finalement avorté, les perspectives ont bien changé.

Les vacances de Pâques passe désormais à la trappe, et on évoque la date du 18 avril pour une reprise des voyages non essentiels. Une nouvelle qui n’était pas du tout attendue et qui fait réagir les différents acteurs du secteur. “Ce n’est vraiment pas correct, fulmine Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l’Upav, L’Union professionnelle des agences de voyages. Déjà qu’on est le seul pays européen à être aussi strict, voilà qu’on se tape les vacances de Pâques en plus (sic).”

Selon elle, cette décision aura des répercussions à différents niveaux. “Ce n’est respectueux pour personne. Pour le secteur, bien sûr, mais aussi pour toutes les personnes qui avaient attendu gentiment pour utiliser leur bon à valoir pour des vacances annulées il y a un an. Ces personnes vont maintenant demander un remboursement et c’est le secteur qui va devoir en payer les pots cassés.”

Un mot revient donc sur toutes les lèvres : perspectives… “Nous avons eu des contacts cette semaine avec le ministère des affaires étrangères. Ils espéraient d’ailleurs pouvoir rouvrir les frontières dès le premier avril… L’idée au moment de la réouverture, c’est de revenir à la carte avec le code couleur que nous connaissions avant l’interdiction de voyager. En ce qui concerne la quarantaine au retour, elle ne serait d’application que pour les personnes revenant de zone rouge.”

Si on connaît maintenant la date (lointaine) de l’ouverture des frontières, le secteur espère que cela relance les réservations. “Cela dépend encore de la gestion de la campagne de vaccination, rappelle-t-elle. En Angleterre, on a observé un boom des réservations pour l’été, plus 300 %, quand le gouvernement a donné la date du 17 mai pour une ouverture des frontières. On attend une décision aussi ferme en Belgique.”

Et Pierre Fivet, porte-parole de l’ABTO de rappeler. “Personne n’est jamais tombé malade en réservant.”