Elles demandent notamment un travail commun de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain), des hautes écoles et de la ville d'Ottignies-LLN pour arriver à des solutions réalistes et concrètes pour arriver à une ville où des agressions sexistes ne seront plus commises. Parmi les propositions énoncées par les collectifs lors du rassemblement de mercredi figure la construction d'un espace de collaboration entre l'UCLouvain et les hautes écoles pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, le développement de la cellule "dispositif de prévention et de traitement de la violence pour les étudiants", la formation de davantage de professionnels pour accompagner les victimes, faire en sorte que tous les étudiants connaissent les aides disponibles, l'élaboration d'un plan ambitieux de sensibilisation des étudiants tout au long de l'année ou encore l'accès à des statistiques transparentes à propos des faits de ce type.

Les initiateurs du rassemblement reconnaissent que des choses ont été mises en place, notamment par l'Université, mais ils estiment que cela reste insuffisant. Lors de l'annonce du rassemblement, l'UCLouvain avait rappelé les dispositifs existants et s'était dit prête à continuer le travail en concertation avec les étudiants. Ce mercredi, la bourgmestre d'Ottignies-LLN Julie Chantry et le chef de corps de la zone de police étaient présents sur la place de l'Université pour entendre les demandes des participants.

"Le message qui estime qu'une agression est une agression de trop, nous le défendons aussi", indiquait Julie Chantry. On travaille déjà sur ces questions, les policiers sont formés mais un des problèmes rencontrés, c'est que les plaintes n'arrivent pas jusqu'à nous. Le travail ne concerne pas seulement la Ville ou la police, mais l'ensemble des citoyens qui doivent être sensibilisés. Nous allons rencontrer les organisateurs et voir quelles sont leurs demandes: il n'y a pas de soucis pour creuser ces questions".

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