Les internautes de La Libre avaient le choix entre 26 noms pour désigner la personnalité belge qui s'est démarquée cette année (parfois malgré elle). Ils sont 15.864 à avoir participé à ce vote entre le 14 et le 28 décembre. Emmanuel André arrive en 3e position. Portrait.

Propulsé au poste de porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 au début de la crise sanitaire, le virologue s’est exprimé tous les jours, pendant plusieurs semaines, pour détailler l’évolution de la situation sanitaire. Avec son ton posé, son débit calme et ses explications claires, ce professeur de Microbiologie clinique à la KUL s’est imposé comme l’un des porte-voix pour mieux comprendre et appréhender cette épidémie.

Celui qui est aussi responsable du laboratoire de référence sur les coronavirus en Belgique décida de faire un pas de côté fin avril, pour des raisons familiales et professionnelles. Il admettra plus tard qu' "à partir du moment où on considère qu’on porte trop de messages qui n’illustrent pas ce que l’on pense, c’est que l’on n’est plus la bonne personne pour le job. C'est alors mieux que le porte-parole se retire" .

Emmanuel André rebondit rapidement comme coordinateur du Tracing, dont il élabora la stratégie à mettre en œuvre pour être la plus efficace. Il se retira lorsqu'il estima ne plus pouvoir apporter "d’expertise spécifique" à la poursuite du projet.

Le médecin de 38 ans fut également membre du GEES, le groupe d'experts chargés de la stratégie de déconfinement après la première vague.

Accordant désormais le plus clair de son attention à son laboratoire, Emmanuel André continue néanmoins à répondre régulièrement aux médias et à donner son avis sur Twitter, n'hésitant pas à se montrer critique à l'égard de choix politiques, scientifiques et médiatiques. Ces prises de position publiques ont d'ailleurs eu le don d'agacer certains décideurs. "J'entends conserver ma liberté d'expression , a-t-il répliqué. Dans ma communication, je demande surtout de la transparence, de la réactivité. J'ai toujours fait ça. Ca permet de faire avancer des dossiers (…) Il est nécessaire que le débat puisse exister en public, en dehors des organes décisionnels."


(Les noms des personnalités arrivées en 1ère et 2e positions seront dévoilés ce mercredi et ce jeudi.)