"Tous les vaccins contre le coronavirus utilisés dans notre pays sont particulièrement efficaces, également contre le variant britannique", a assuré le vaccinologue Pierre Van Damme, membre de la taskforce sur la vaccination, ce samedi lors du briefing hebdomadaire sur la campagne de vaccination dans notre pays.

Si le vaccin AstraZeneca n'est actuellement pas administré aux personnes de plus de 55 ans, le scientifique a souligné que cela ne signifie pas qu'il ne fonctionne pas pour elles : "Les données sont tout simplement insuffisantes, des études sont toujours en cours aux États-Unis et nous attendons également des résultats du Royaume-Uni."

Selon une étude récente, l'efficacité du vaccin AstraZeneca augmente avec le temps entre la première et la deuxième injection. Lorsqu'une deuxième dose est administrée 4 à 12 semaines après la première dose, nous constatons une efficacité de 59,5% contre les formes légères de COVID-19 dans les deux semaines après la deuxième dose, a-t-il expliqué. Attendre 12 semaines augmentera cette efficacité à 82%. "Personne ne s'est retrouvé à l'hôpital pendant cette étude. Cela est resté sous le radar jusqu'à présent, mais les résultats sont comparables à Pfizer et Moderna", a déclaré Pierre Van Damme.

Le vaccin AstraZeneca sera utilisé à partir de la semaine prochaine pour les membres du corps médical éligibles âgés de 18 à 55 ans.

Le vaccinologue est également convaincu que les trois vaccins fonctionnent bien contre le variant britannique, qui est désormais déjà identifié dans 30 à 35% des échantillons étudiés. Il est par contre encore trop tôt pour s'avancer sur les effets des vaccins sur le variant sud-africain, qui est actuellement observé dans 2 à 3% des échantillons. Mais l'expert a déclaré qu'il est possible que l'avancée du variant britannique assure un maintien sous contrôle du variant sud-africain.

La semaine prochaine, 58 750 personnes dans notre pays recevront une première injection de Pfizer/BioNTech, et 4 600 de Moderna.