Quelles décisions seront prises ? Invité de Matin Première ce vendredi, Pierre-Yves Jeholet a évoqué le comité de concertation de ce jour, qui s'annonce tendu.

"Ce seront des choix très difficiles à faire", a-t-il prévenu. Comme plusieurs acteurs, il souhaite que le gouvernement autorise la réouverture des commerces "non-essentiels". "Il y a un consensus sur l’ouverture des commerces", a-t-il déclaré.

"Le risque est bien plus grand y compris sur le volet psychologique, économique. Les commerçants, les PME, ils souffrent, ils meurent. Quand on ouvre au Luxembourg, en Allemagne, au Pays-Bas, en France, tous les Belges feront le déplacement pour acheter leurs cadeaux. En termes de contaminations, ce sera pire que de ne pas les rouvrir", a-t-il prévenu. 

"Les Belges vont aller dans les pays voisins pour aller faire du shopping, cela aura des répercussions épidémiologiques", a averti le libéral.

Toutefois, Pierre-Yves Jeholet s'est montré prudent sur la question d'un déconfinement: "On peut déconfiner beaucoup de choses", mais "toutes les décisions doivent tenir compte des équilibres entre la pression dans les hôpitaux, les écoles ouvertes et la vie économique et sociale", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le pouvoir des experts dans la gestion de la crise, le ministre-président a déclaré: "j'ai énormément de respect pour les scientifiques mais j'ai regretté, à une certaine époque, la cacophonie dans la communication". "Aujourd'hui l'heure n'est pas à la querelle entre les experts et les politiques et on travaille ensemble", a-t-il ajouté.