Une proportion qui dépasse la moyenne européenne, de 28%. Pour les jeunes femmes âgées de 16 et 29 ans en Belgique, ce chiffre grimpe même à 59%. Le harcèlement a lieu près d'une fois sur deux en public, pointe l'agence.

Une sur deux évite donc certaines rues ou quartiers, tandis que 65% évitent de se retrouver seules dans certains endroits. La plupart d'entre elles n'ont jamais signalé ce harcèlement (73%).

Les femmes sont 7% à avoir subi des violences physiques au cours de l'année précédant l'enquête en Belgique. Ce chiffre s'élève à 13% entre 16 et 29 ans. Une fois sur deux, la violence se produit au sein du foyer (47% des cas). L'agresseur est en outre souvent un proche.

A peine 22% des femmes en Belgique ont signalé le dernier incident violent dont elles ont été victimes à la police. "Cela confirme que les statistiques officielles sous-estiment considérablement l'ampleur de la violence envers les femmes", relève l'agence.

Après l'agression, de nombreuses femmes souffrent de conséquences psychologiques: en Belgique, 36% se sentent vulnérables et 30% souffrent d'anxiété.

L'agence européenne a interrogé près de 35.000 personnes dans les 27 pays de l'Union européenne, ainsi qu'au Royaume-Uni et en Macédoine du Nord, sur leur perception de la criminalité, de la sécurité et des droits des victimes.