"Une attitude aussi répréhensible qu'arrogante", a déploré le chef de corps de la police de Bruges. 

Alors que les indicateurs restent à la baisse dans notre pays, la rigueur des Belges à l'égard du respect des mesures sanitaires commence, elle aussi, à décliner. Plusieurs rassemblements ont été rapportés dans la capitale ce samedi 20 juin. Des centaines de jeunes ont notamment fait la fête aux alentours de la place Flagey, faisant peu de cas de la distanciation sociale toujours en vigueur. Un phénomène semblable a été rapporté à Bruges par les forces de l'ordre. La police a ainsi dû intervenir ce lundi soir en marge d'une fête organisée pour célébrer la fin de l'année académique au Collège de l'Europe, rapporte le quotidien flamand Het Laatste Nieuws.

Peu rassuré à l'idée que soit tenu un tel événement en pleine crise sanitaire, le recteur a finalement autorisé les élèves, venus des quatre coins de l'Europe, à faire la fête dans leur kot en petit comité. Il était interdit d'inviter d'autres personnes n'appartenant pas à l'école. Mais ce qui devait normalement se dérouler dans le calme a très vite dérapé. Quelque cent personnes se sont ainsi réunies dans l'une des maisons étudiantes de la Biskajerplein. Les mesures sanitaires n'auraient pas été respectées, loin de là, selon les forces de l'ordre. “Le quartier a été mis à sac et la police a dû intervenir à de nombreuses reprises, a déclaré Lien Depoorter, porte-parole de la police de Bruges. Nous allons maintenant étudier quels recours judiciaires sont possibles pour les sanctionner.”

En plus d'avoir semé le chaos dans la rue, les jeunes se seraient montrés agressifs vis-à-vis des policiers. "La police dépêchée sur place a été copieusement insultée", a rapporté la porte-parole à nos confrères de HLN

Un comportement qu'a largement déploré Dirk Van Nuffel, le chef de corps de la police, d'autant plus venant d'étudiants du collège de l'Europe. “Cela devient inquiétant lorsque même des étudiants diplômés du Collège de l’Europe, ceux-là même qui occuperont un jour les plus hautes fonctions politiques, administratives et diplomatiques européennes, ont une attitude aussi répréhensible qu’arrogante”, a-t-il regretté.